Happy birthday to You…

Happy birthday to You…

Placebo a 20 ans. Et en ce 26 novembre au Galaxie d’Amnéville, l’anniversaire a viré au gros déballage de son et à l’évocation de beaux souvenirs.
The Joy Formidable, en première partie, avait donné le ton. La soirée serait rock.
Brian Molko et ses acolytes ont ensuite largement répondu aux attentes des fans. Le leader de Placebo avait prévenu : des tubes pas forcément joués lors des précédentes tournées et un gros gâteau d’anniversaire rempli de décibels.
Jusqu’à la dernière seconde, l’ambiance est montée crescendo, pour un final qui aura clos le show sur une excellente note.

Cette mini-tournée des 20 ans en France en annonce une autre, en 2017. Impossible de passer à côté. Le cru Placebo 2016-2017 fera partie des grands millésimes. A déguster, pour le coup, sans modération.

Christophe Bonnefoy

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Yann (Mass Hysteria) : «Le metal, c’est presque 
une religion»

Pour les metalleux français, ils ne sont plus à présenter. Avec 20 ans de carrière, et huit albums, Mass Hysteria a su s’imposer dans le paysage musical du metal français. Ils seront sur la scène du Metalfest à Saint-Dizier vendredi soir, et c’est Yann, le guitariste du groupe, qui répond à nos questions.

Le Journal de la Haute-Marne : Comment se passe la tournée ?
Yann Heurtaux : Ultra bien. On est en tournée depuis le 13 novembre 2015, et ça s’arrête le 18 décembre. On fera peut-être quelques dates en 2017. Depuis le début de celle-ci, on a déjà fait 90 dates. Le public est toujours au rendez-vous, c’est un peu fou d’ailleurs que tous ces gens nous suivent. Ça nous surprend, c’est touchant, et c’est plutôt génial.

JHM : 90 dates en un an, et ce n’est pas fini donc. C’est quoi le secret de votre longévité ? Mass Hysteria, ça ira jusqu’ou ?
Y. H. : Avec Mass Hysteria, on a huit albums derrière nous. On s’est toujours dit qu’on voulait arriver à dix ! (rires). En regardant notre longévité, et nos âges, ça nous semble logique… On va essayer de tenir ce cap-là, mais on verra bien ce qui se passe. On aimerait bien en tout cas.

JHM : Votre dernier album «Matière Noire» a été particulièrement acclamé, par la critique et le public. Vous vous y attendiez ?
Y. H : Nous, on ne fait jamais de calcul. On fait du mieux qu’on peut, on essaie toujours d’aller chercher les meilleures compositions, de faire ce qu’on fait de mieux.
Du coup c’est carrément génial pour nous. C’est Mouss, le chanteur, qui écrit les paroles, moi, qui vient du metal, je m’occupe de la musique, mais je ne suis pas seul, même si généralement je sais ce que je veux quand j’amène les riffs de guitare.

JHM : Sur l’album, il y a un morceaux qui s’appelle « Plus que du metal », tu peux nous en parler ?
Y. H : Ce morceau a été particulier… Au départ, moi je n’aimais pas le texte, j’avais peur que les gens le comprennent mal, et pensent qu’on disait que nous, nous étions plus, ou au-dessus du metal. Je m’en excuse aujourd’hui encore auprès de Mouss, qui a écrit les paroles.
J’ai changé d’avis dès la première écoute. Il faut comprendre que le metal, c’est presque une religion. Quelqu’un qui écoute du metal à 12 ans, il en écoute à 40 ans. Les metalleux, c’est une grande famille et ce qu’a écrit Mouss est génial, et ça se voit dans nos concerts où le public est très varié, mais se rassemble pour la musique.

JHM : Comment décrirais-tu l’identité de Mass Hysteria ?
Y. H : Je pense que l’identité du groupe c’est les chants, les paroles. Il y a des gens qui détestent ce qu’on fait, et d’autres qui aiment beaucoup, je pense que c’est soit l’un soit l’autre. Parce qu’il y a des puristes du metal qui n’aiment pas les chants mais c’est aussi pour ça que Mass marche. Moi, je suis fan de Mouss, des chants, et c’est ça Mass Hysteria. Et tant pis pour les autres, on ne changera pas.
En 2006, on a fait un album plus « rock », plus « soft ». Cela aurait carrément pu être un album parallèle tellement il était différent, la production avait changé le ton, mais on assume. Les premières maquettes en 1995 de Mass Hysteria étaient en anglais mais on préfère chanter en français : les émotions passent mieux.

JHM : Vous êtes des artistes engagés?
Y. H : Nous ne sommes pas engagés dans le sens politique. Etre engagé politiquement, ça ne sert pas à grand-chose. Nous, on est engagé dans le positif, encourager les gens à sortir de chez eux, à aller au musée, leur dire de regarder autour d’eux, de se bouger le cul. On est positif à bloc, depuis le début. On a un texte qui s’appelle « L’enfer des dieux » dans lequel Mouss parle du ras-le-bol des guerres de religion par exemple, et on fait simplement des bilans.

JHM : Le 13 novembre l’année dernière, jour des attentats à Paris, vous commenciez votre tournée. Racontez-nous.
Y. H : Oui, on était sur scène à Tulles, quand c’est arrivé. Il y a même des gens qui sont montés sur scène en disant que c’était la guerre à Paris… Si on avait été sur Paris, on aurait été au concert. Dans la suite des événements, on a appris les morts, les blessés. Alors c’est sûr, au concert d’après, tu jettes un œil sur les sorties de secours.

JHM : Une dernière pensée ?
Y. H : Je veux juste remercier les gens qui nous soutiennent, qui soutiennent la scène française, et j’espère qu’il y aura du monde !
Propos recueillis 
par Feriel Rarrbomasshysteria
(Photo d’archives P-J P)

Par tous les saints de la guitare

Le festival de guitare d’Issoudun (Indre) est une manifestation qui a lieu chaque année aux alentours de la Toussaint. Cet événement s’adresse aux passionnés de guitare. La dernière édition s’est déroulée du 28 au 31 octobre dans la Champagne berrichonne.

Initiée à la fin des années 80 par Marcel Dadi, guitariste français disparu dans un accident d’avion en 1996, et dont le renouveau acoustique lui doit beaucoup, son contenu s’est élargi à tous les styles possibles : classique, jazz, blues, rock… C’est ainsi que ce festival a réussi à programmer au fil des ans, les plus fines gâchettes de la planète : Chet Atkins, Albert Lee, Larry Coryell, Biréli Lagrene, Mike Stern, Christian Escoudé, Raphaël Fays, Roland Dyens, Michel Cusson, Stephan Grossman, Adrian Legg, Pierre Bensusan, Nguyên Lê, Romane, Jennifer Batten, Michel Haumont, Serge Lopez, John Renbourn, Larry Carlton, Al di Méola, Tommy Emmanuel, Paul Personne…
Pour cette édition 2016, Steve Waring a eu l’honneur de lancer les festivités avec un concert dédié aux enfants. Si les paroles font mouche chez les plus jeunes, sa musique relève toujours d’une richesse harmonique et rythmique aux confins du jazz, du blues, mâtinée de folklore. L’artiste avait séduit les guitaristes les plus exigeants, par le passé, avec ses productions blues, son chant et sa maîtrise instrumentale.
Les conventionnistes, nom donné aux festivaliers qui choisissent l’intégralité de la manifestation, baignent dans une ambiance de concerts, de rencontres amicales et musicales.
La radio Fréquence Guitare Issoudun (FGI), s’est installée à nouveau à proximité du Dadgad café, lieu de convivialité par excellence. Elle interviewe durant trois jours les acteurs de l’événement. Pour partager la vie du festival sur les ondes et le réseau des guitaristes. 
Ce week-end était l’occasion d’échanges amicaux et musicaux très forts. Bon nombre de conventionnistes reviennent fidèlement chaque année. De nombreuses amitiés se nouent. La proximité des artistes professionnels est réelle et s’affirme lors des déjeuners ou d’instants précédant les concerts. Rafaël Fays, Patrice Jania, Michel Ghuzel, Michel Haumont, Eric Gombart, Antoine Tatich, Christian Laborde… pour ne citer que ces concertistes affirmés.
Des concerts haut de gamme
La grande scène du soir a lancé à trois reprises ses bouquets d’artifice : le duo Ezra Esper, Chino l’Argentin qui magnifie sa musique latino sur un dobro, et qui lève la foule de l’auditorium.
Le Canadien Don Ross explore et triture son instrument en fingerstyle avec des possibilités insoupçonnées. Le lendemain, Loula B, duo formé d’une chanteuse accompagnée d’une simple basse (et quelle basse !) et John Scofield en seconde partie ont assuré le show électrique. Chez Scofield, le jazz prend des couleurs bluesy, se démarquant de sa collaboration avec Miles Davis. La dernière soirée est dédiée à Marcel Dadi avec un hommage vibrant à l’œuvre du fondateur du festival. Onze artistes pour prolonger sa musique, offrant une variété d’interprétations sur une vingtaine de ses titres majeurs avec en apothéose des improvisations qui font mouche.
La lutherie à l’honneur
Chacun navigue à son gré entre les plus beaux instruments réalisés par les luthiers présents.
Le salon de la lutherie présente du rêve avec cette multitude d’instruments, aux finitions sobres ou clinquantes. Les plus hardis s’essayent sur ces pièces d’orfèvres. Quatre fournisseurs de bois de lutherie, Français, Italiens ou Espagnols répondent aux besoins des luthiers. Dans ce créneau, la guitare de notre Johnny national trône à proximité de la Chapline en hommage à l’artiste cinématographique du muet. Deux œuvres d’art signées Franck Cheval, le luthier de la première convention accompagnant Dadi. Un film lui a d’ailleurs été dédié, rapportant les histoires de liens et d’amitié entre les artistes et ce luthier majeur.
La scène des luthiers permet pendant deux heures de mettre à l’honneur ces artisans choyés par les musiciens. Afin d‘essayer et apprécier leur travail, les guitares sont essayées par des artistes ou conventionnistes devant un grand public, devenu au fil du temps fin connaisseur. Cabrel n’a jamais dissimulé son profond respect pour celles et ceux qui font chanter les essences diverses de bois : « Dans ce monde rapide, il est des artistes méticuleux, presque arrêtés, des surdoués de la patience : les luthiers de belles guitares. » 
Autour de ces rendez-vous, il faut ajouter une bourse aux guitares et ses accessoires, pas moins de cinq stages de perfectionnement et les Aft’heures dans une programmation off, ces concerts dans les bars jusqu’à très tard au cœur de la nuit et du plaisir musical. De là-haut, sûr que le maître Marcel Dadi devait jubiler devant tant d’éclectisme et d’engouement.
De notre correspondant Sylvain Jobert
 
Trois questions à… Cyril Grandgirard : «Comprendre les attentes du musicien»
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Cyril Grandgirard a installé son atelier de luthier à Arc-les-Gray (70). Il était à Issoudun avec ses dernières créations.
Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous réaliser dans ce métier ?
J’ai commencé, comme beaucoup, par jouer de la guitare, puis je me suis mis à démonter et remonter mes guitares, pour voir comment c’était fait, tester des réglages… Et puis j’ai réalisé ma première guitare en marge de mon métier de menuisier agenceur, il y a 15 ans, en bois de récupération, dans le couloir de mon petit appartement. La passion est née. J’ai décidé d’en faire mon métier.
Comment concevez-vous la réalisation d’un instrument ?
Je travaille beaucoup avec des gens de toute la France et de l’étranger qui ne se déplacent pas tous. Le cahier des charges est donc souvent établi par mails la plupart du temps ou par téléphone. Bien sûr, je reçois volontiers les gens à l’atelier, pour discuter de leur projet, ce qui rend les choses plus explicites. L’essentiel est de comprendre les attentes du musicien, le type de son attendu, l’ergonomie comme le profil du manche, les réglages… Une bonne relation doit s’installer, un partage, une compréhension, pour que l’instrument corresponde complètement aux attentes du musicien.
Vous avez présenté des guitares électriques, acoustiques et des basses. Avez-vous une préférence pour un type d’instrument ?  Quels sont les matériaux que vous préférez utiliser ?
Chaque type d’instrument est différent. J’aime beaucoup travailler sur les basses qui permettent, à mon avis, plus de libertés esthétiques et techniques. J’aime aussi travailler les guitares acoustiques, tester des choses, et sortir un peu des sentiers battus avec par exemple le multi-diapason qui est de plus en plus présent tant dans le monde électrique que dans l’acoustique. J’aimerais pouvoir ne travailler qu’avec des essences locales ou européennes, mais ce n’est pas toujours possible en raison de la demande.
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issoudun4/>Chino l’Argentin magnifie sa musique latino sur un dobro
photo-6-don-rossLe Canadien Don Ross explore et triture son instrument en fingerstyle
photo-7-alain-girouxAlain Giroux : un demi siècle de blues à raconter
photo-9-raphael-fays-1En stage avec un maître du flamenco et du jazz manouche Raphaël Fays
photo-10-scofield2John Scofield (à droite), une référence de la planète jazz
photo-15-faysdadiHommage à Dadi avec Raphaël Fays pour une reprise qui swingue

Léonard Cohen est décédé

Leonard Cohen, gravement malade depuis plusieurs mois, est mort à l’âge de 82 ans. Le chanteur à la voix rauque et intime, aux paroles mélancoliques, au charme discret de gentleman, a imprégné l’imaginaire culturel au fil d’une longue et riche carrière artistique.
«Leonard Cohen était un artiste sans pareil dont l’œuvre a été adoptée par des générations d’admirateurs et d’artistes», a indiqué sa compagnie de disques, Sony Music Canada. On retiendra notamment son succès planétaire «Suzanne» adapté dans de nombreuses langues, notamment en Français par Alain Bashung, Graeme Allwright…
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Reaction

Une «grande tristesse» pour Jean Fiquet

Bien connu dans le Sud de la Haute-Marne, Jean Fiquet interprète des œuvres de Leonard Cohen lors des concerts avec son groupe. Il s’exprime suite à la mort hier 
du chanteur et poète canadien.

«Je suivais sa carrière depuis les années 60 et j’avais eu le plaisir de le voir sur scène à plusieurs reprises, la dernière fois il y a quelques années à Strasbourg. La dégradation de la santé de Leonard Cohen lors de ces dernières années m’avait fait craindre cette issue. Il souffrait notamment du dos et avait aussi été particulièrement affecté par la mort, durant l’été, de celle qui avait été sa muse et son grand amour, Marianne Ihlen».
Jean Fiquet souligne également combien Leonard Cohen aimait se produire sur scène même en prenant de l’âge. «En dépit de ces soucis de santé et d’une lassitude qu’il avait parfois laissée transparaître, Leonard Cohen avait indiqué dans une interview qu’il s’imaginait encore faire deux albums et débuter une tournée en 2017. Cette soif artistique se voyait dans son dernier album sorti il y a quelques semaines et que, personnellement, je considérais comme fantastique et à la hauteur de l’artiste qu’il a toujours été. Leonard Cohen était un homme emprunt de mysticisme et qui semblait avoir fait la paix avec lui-même. Récemment, il avait eu des paroles fortes pour féliciter Bob Dylan pour son prix Nobel de littérature. A mes yeux, Cohen aurait pu tout à fait être lauréat de ce prix parce qu’au-delà de ses chansons, il était aussi un poète. Si je ne devais retenir qu’une chanson de son répertoire, je choisirais “Suzanne”, qui est peut-être sa plus belle, même si j’ai aussi une affection particulière pour “Dance me to the end 
of love” que j’interprète parfois lors de mes concerts».
Au-delà de la tristesse qui accompagne l’annonce de son décès pour tous ceux qui ont aimé l’homme et l’artiste Leonard Cohen, Jean Fiquet pense que c’est surtout d’ici quelque temps que l’on prendra la pleine mesure de ce que le chanteur a voulu transmettre comme message tout au long de sa vie.
Propos recueillis 
par Pierre Gaudiot
fiquetLe Haut-Marnais Jean Fiquet reprenait régulièrement les chansons 
de Leonard Cohen dans ses concerts.

Bouleversant

Bouleversant

saez

Cette fois… c’est fait ! Le Manifeste, entretenu à petits coups de textes – superbes – via le site Internet de Damien Saez et l’application Requiem a bel et bien pris son envol. Il ne manquait plus que quelques sons pour ravir les fans. C’est fait. Et quels sons ! Dédiés aux victimes des attentats de janvier et ceux du 13 novembre, Tous les gamins du monde et Les enfants paradis ont tout d’hymnes qui pourraient bien devenir intemporels. La voix est posée, sans excès, les mots justes. Ici, pas de hargne, pas de colère – ou seulement contenue -. Non, juste un hommage simple, efficace et poignant. Les mélodies sont évidemment magnifiques, mais ce sont surtout les textes qui accrochent. Qui émeuvent aux larmes.

L’hommage aux victimes du Bataclan, notamment dans le second morceau, prend d’ailleurs aujourd’hui tout son sens. Evidemment parce que le 13 novembre est dans toutes les têtes, mais aussi parce que Saez sera sur cette scène parisienne les 21, 22 et 23 décembre. C’est bien sûr complet, depuis quelques jours.

Certains évoquaient, les heures dernières, l’hypothèse de deux ou trois morceaux distillés chaque semaine, jusqu’à former un album, annoncé pour le 9 décembre. Pourquoi pas, mais rien dans les annonces faites par Saez ces derniers mois ne semble aller dans ce sens. Rien non plus, il est vrai, n’allait dans le sens de la sortie de ces deux hymnes en ce début novembre. Qui sait… Depuis l’annonce de son retour, Saez entretient le mystère. Il aurait bien tort de ne pas continuer, il en joue… et ceux qui l’apprécient adorent !

En attendant, Tous les gamins du monde et Les enfants paradis sont bouleversants. A écouter via www.culturecontreculture.fr (téléchargement gratuit des deux titres).

Christophe Bonnefoy

 

Eclectik rock : c’est parti !

Laura Cahen et Son Del Salon ouvrent ce jeudi 10 novembre le festival Eclectik Rock, qui dure jusqu’au 27 novembre à Saint-Dizier. Une quinzaine marquée vendredi 18 novembre par 
le Metalfest, une soirée dédiée au metal avec six groupes programmés.
Ce n’est un secret pour personne, le nord haut-marnais est une terre fertile pour le métal. Pour la musique Metal aussi, tout naturellement. Ceux que l’on appelle «les metalleux» sont nombreux. Certains font partie de l’association Lezard’Os, qui a organisé plusieurs concerts et festivals dédiés au genre. L’association, toujours marquée par un festival difficile en 2014 au château de Matignicourt (en raison d’une météo épouvantable), remet le couvert, en s’associant à l’Agglomération Saint-Dizier Der et Blaise. L’idée a été la suivante : intégrer la soirée metal – le Metalfest donc – à Eclectik Rock, le temps d’une soirée.
Vendredi 18 novembre, ce sont cinq groupes qui passeront avant la tête d’affiche Mass Hysteria. Un festival «donnant-donnant» où l’agglo, via son service culturel, finance la soirée* et récupère les recettes tandis que Lezard’Os fait de même avec le bar. La logistique est conjointe. «C’est un partenariat total, on a un bon relationnel avec eux», confirme Yannick Giraldi, président de l’association. «Le festival nous permet de toujours exister, alors que les subventions deviennent difficiles à obtenir. On remonte la pente», explique le président de Lezard’Os.
La programmation permet d’offrir au public des groupes rodés ou avec des musiciens expérimentés. Du Metal pur pour démarrer la soirée, avant le tête d’affiche, «pas quelque chose qui soit du pur Metal pour s’ouvrir un public plus large, ce choix n’est pas anodin». Pour le bon déroulement de la soirée, un noyau dur de l’association bragarde sera épaulé par des membres de l’association Metal division (Chaumont-Langres), L.A. Events (Châlons-en-Champagne) et Arden rock metal fest (Rethel). «On s’aide les uns les autres pour pouvoir tous exister», reprend Yannick Giraldi, qui espère voir une suite à la soirée du 18 novembre.
N. F.

* Le budget prévisionnel de la soirée Metalfest est de 60 000 €.

Le programme
Le festival Metalfest a lieu vendredi 18 novembre, aux Fuseaux, 
à partir de 17 h :
17 h : Deadwood (Reims, groove metal).
18 h 15 : Tankrust (région parisienne, death trash).
19 h 10 : Death Decline (Dijon et Chaumont, death trash)
20 h : Assassin (Düsseldorf, Allemagne, trash metal)
21 h 10 : Regarde les hommes tomber (Nantes, black metal)
22 h 30 : Mass Hysteria (Paris, metal)

Renseignements et réservations au 03.25.07.31.26 et sur billetterie.saint-dizier.fr

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Regarde els hommes tomber (Photo DR)
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Mass Hystéria, tête d’affiche de cette soirée consacrée à la musique Metal (photo d’archives Pierre-Julien Prieur)
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Death Decline (Photo Anaïs Somaglino/Lartwork Stan W Decker)
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Assassin (Photo DR)

Georges Jouvin s’est éteint

Georges Jouvin, vice-président honoraire de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et trompettiste émérite s’est éteint à Saint-Cloud.
Entré à la Sacem comme stagiaire en novembre 1956 et promu sociétaire définitif le 31 mars 1966, « L’homme à la trompette d’or » est décédé lundi à l’âge de 93 ans, au terme d’une carrière exceptionnelle.
René Grolier, accordéoniste installé à Cirey-sur-Blaise, côtoyait Georges Jouvin chaque mois au siège de la Sacem à Neuilly-sur-Seine. «Au-delà du très grand musicien, compositeur et virtuose, c’est un homme engagé pour la défense des créateurs, du droit d’auteur et de la gestion collective qui disparaît. Avec une constance et une énergie jamais mises à défaut, il a notamment assumé, pendant de longues années, les fonctions d’administrateur et de vice-président de l’organisme, était également président de la SDRM (Société pour l’administration du droit de reproduction mécanique), membre et président du Comité de gestion du DRM, administrateur de la Smacem (Mutuelle des auteurs compositeurs éditeurs de musique) dont je suis le trésorier-adjoint depuis 12 ans à ses côtés. Georges Jouvin était également, vice-président de L’IRCEC (Institut de retraite complémentaire des artistes auteurs) et membre de la commission de professionnalisation de l’Agessa (Sécurité sociale des auteurs).
Diner à ses côtés, une fois par mois, je ne pourrai pas l’oublier. Nous faisions partie de L’ACEG (association des compositeurs éditeurs gastronomes) ce qui nous permettait de nous rencontrer souvent entre artistes autour d’une bonne table», souligne René Grolier.
jouvingeorges

Rock, rhum et bourse aux vinyles

L’association l’Antre de la Folie organise une animation Rock, rhum et relax,
samedi 26 novembre au Nouveau Relax à Chaumont. La soirée sera orientée musique avec des groupes locaux et une bourse aux vinyles dans l’après-midi.
Lors de sa première année d’existence, la jeune association de l’Antre de la Folie n’a pas chômé. Après deux salons dédiés aux comics, l’association, qui a pour but de proposer des actions culturelles à Chaumont, se tourne vers la musique.
Après un concert pour conclure leur brocante en juillet, le samedi 26 novembre, l’Antre de la Folie organise une journée Rock, rhum et relax. Rock pour les concerts, rhum pour la principale boisson proposée ce jour-là et relax pour le lieu, la scène conventionnée du Nouveau relax. «C’est une idée qu’on avait en tête depuis un an. Ça a mis du temps, mais ça se fait», se réjouit Jérémy, membre actif de l’association et responsable des groupes pour cet événement.
Pour cette soirée, l’Antre de la folie tient à mettre à l’honneur des groupes locaux : Raskitiodredhouse

totemed House et ASK, vainqueur du Jukebox JHM respectivement en 2015 et 2013 et ItioD. En plus, le groupe Totem vient de Troyes.
Ils n’ont jamais joué à Chaumont. Quatre groupes de rock mais avec chacun leurs nuances. «Ça permet de proposer des groupes assez connus ici, de montrer des talents locaux», indique Jérémy. «On propose une soirée inédite à Chaumont. On espère attirer des gens qui n’ont pas l’habitude d’aller au Nouveau Relax.»
Le concert, prévu à 20 h après une scène VIP de Red House entre 18 h et 19 h, ne sera pas la seule animation de la journée. Une bourse aux vinyles se tiendra l’après-midi. «Ça revient à la mode comme ce qui est vintage», souligne Jérémy. «Quelques vendeurs sont déjà intéressés.»
L’Antre de la folie poursuit sa tradition de faire venir des personnes reconnues dans leur domaine en dédicaces. Johann, un dessinateur, qui personnalise des pochettes de vinyles et qui a travaillé pour le journal de Spirou, viendra apposer sa signature à qui le veut.
Leslie Mucret

Deux décennies de reggae pour Stay Roots

D’un petit concert d’amis en 1996 à son renouveau en 2016,
Stay Roots a fait partager le reggae à Chaumont durant 20 ans.


Il y a 20 ans, des jeunes ont organisé le concert de reggae de leurs amis à la salle des fêtes de Brottes. C’était en 1996. De là est né Stay Roots, association qui organise régulièrement des concerts de la musique popularisée par Bob Marley à Chaumont. Même si ses activités ont diminué ces dernières années, Stay Roots tient a fêté ses vingt ans par un grand concert à la salle des fêtes le 22 octobre dernier.
Après plusieurs dates au Nouveau Relax, Stay Roots a fait revenir le reggae à la salle des fêtes. «C’est un retour aux sources», souligne Antoine Dyon, président de l’association.
Pour marquer le coup, Stay Roots a fait venir trois groupes connus des fans de reggae. Cédric Myton est l’un des trois chanteurs du groupe The Congos. «Il est né en 1947 mais il est encore super actif», sourit Antoine Dyon. Depuis quelques années, Cédric Myton tourne avec Papet J, la tête d’affiche de la soirée et pilier du groupe Massilia sound system, formé à Marseille. Ils étaient accompagnés par 149 Band. Ces six musiciens, venus de Nice, s’adaptent au répertoire des chanteurs. Enfin, Daipivo a clôturé la soirée. «Le groupe a environ vingt ans. Il s’est formé presque en même temps que nous. On les a fait jouer plusieurs fois. Nous avons pu tisser des liens musicaux et amicaux.»
C’était le deuxième concert de l’année pour Stay Roots. Le premier s’est déroulé en début d’année, le 8 janvier au Nouveau Relax. L’artiste Tomawok avait fait venir plus de 300 personnes. De bonne augure pour la suite. «On commence à reprendre», se réjouit Antoine Dyon. Stay Roots était moins actif ces derniers temps. «Il y a une dizaine d’années, nous organisions au minimum quatre concerts par an», se rappelle le président. Parmi les faits d’armes, la venue du groupe de Bob Marley en 1998 et celle de Pierpoljak, l’un des chanteurs de reggae les plus connus en France, à plusieurs reprises.
Leslie Mucret

stayrootsEn janvier, Stay roots a fait venir Tomawok qui a rassemblée plus de 300 personnes au Nouveau Relax.

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