Concerts : la sélection du week-end

L’évènement du week-end, c’est la série de concerts au profit des Restos du coeur.

Douze chanteur(e)s et sept musicien(ne)s sur scène dans un menu spécial aux p’tits oignons.

Vendredi 24 mars, à 20 h 30, à Chalindrey (centre socio-culturel) ; samedi 25 mars à 20 h 30, à Wassy (La forgerie) et dimanche 26 mars, à 15 h, à Chaumont (salle des fêtes).

Sinon, il y a aussi…
CHAUMONT : vendredi, à 20 h, dans les salons de l’hôtel de ville, “Renaissance à la carte” par l’ensemble Boréades ; vendredi, à 20 h 30, au Nouveau Relax, “Chrones”, dans le cadre de Rock your art.
SAINT-DIZIER : samedi, à 20 h 30, aux Fuseaux, Yuri Buenaventura.
VITRY-LE-FRANCOIS (Marne) : samedi, à 20 h 30, dans la salle de l’Orange bleue, chanson rock et folk, Carmen Maria Vega, avec “Paulette Wrigth” (en première partie).
WASSY : dimanche, à 16 h, à la salle Menissier, l’ensemble philharmonique de Saint-Dizier.

Les Restos en foire, c’est ce week-end

La troupe haut-marnaise des Restos en foire, composée pour l’occasion, donnera trois concerts au profit des Restos du Cœur les 24, 25 et 26 mars, à Chalindrey, Wassy et Chaumont. A ne pas manquer !
Regrouper une vingtaine d’artistes haut-marnais autour des tubes incontournables de la variété moderne, joli défi… C’est ce qu’ont proposé Jean-Paul Thiérion, Michel Radel et Thierry Fromholtz à quelques comparses musiciens, avec qui ils ont déjà partagé la scène ou le studio. Ils ont écrit les arrangements, il ne restait plus (!) qu’à répéter. Vous souvenez-vous du Bad Band, de Bagad Café, et du Big Band du Conservatoire ? Avez-vous entendu Casius Belli, le Jazz à Bretelles et Eau-de-Rose ? Connaissez-vous les comédiens Céline Bardin et Jérôme Hudeley ? « Voilà pourquoi nous avons pu monter rapidement ce groupe, explique Jean-Paul Thiérion. Nous nous connaissons, nous savons ce que nous pouvons attendre les uns des autres ». Il cache modestement l’excellent niveau musical et l’expérience scénique de chacun des participants. Cela saute aux yeux au cours des répétitions. Les remarques sont pertinentes, les choix rapidement effectués, les constructions immédiatement intégrées.
Foire aux bons tubes
Côté répertoire, sans tout dévoiler, soyons sûrs que chacun y trouvera son compte, dès lors qu’il a un peu allumé sa radio dans les soixante dernières années. On passera chez Piaf, Nougaro et Bashung. On chantera Balavoine ou Eddy Mitchell, et forcément Jean-Jacques Goldman, un des piliers des Restos. Tina Turner, les Beatles, Police seront également de la partie. On n’a pas fini de taper du pied en entonnant sans modération ces succès français ou anglo-saxons qu’on connaît tous. « Nous souhaitons que notre initiative soit pérennisée et étendue, prévient Jean-Paul Thiérion. » Quand ce sont les coeurs qui chantent…
De notre correspondant Florent Desprez

Les participants
Jean-Paul Thiérion (guitare), Mathilde Simonnot (piano, chant), Michel Radel (basse électrique), Thierry Fromholtz (batterie), Sébastien Huguenin (trombone, piano), Audrey Fertier (trompette), Gaëtan Andriot (saxophone), Céline Bardin, Yannick François, Jérôme Hudeley, Alexandra Jamet, Valérie Martin, Christelle Millot, Laure Parmentier, Justine Puisney, Christophe Rémy, Laurent Rémy, Anicet Seurre, Jean-Marc Vaillant (chant, choeurs) Francis Vollot et l’équipe Da Capo (son), Brice Thirion et Baïdy Sima-Surel (assistants son), William Jouan (lumière), Clément Thirion (photographie) Tous les bénévoles des Restos du Cœur (aspects matériels, publicité, organisation locale…)

Les dates
Vendredi 24 mars, 20 h 30, à Chalindrey, Centre socio-culturel Samedi 25 mars, 20 h 30, à Wassy, La Forgerie Dimanche 26 mars, 15 h 30, à Chaumont, Salle des Fêtes Billetterie sur place – Adultes : 10 € – Enfants : 5 €

Au bar, au bar masqué !..

L’initiative mérite d’être soulignée car les lieux de diffusion des musiques vivantes ne sont pas si nombreux, notamment en milieu rural.

Yann Mauron, un enfant du pays vient de reprendre le bistrot de Varennes-sur-Amance en le rebaptisant au Bar Masqué. P

our en faire un lieu d’animation et de convivialité, il a confié à l’association Joyeux Bacchanale, le soin d’y organiser des soirées concerts. L’entrée y est libre, on y trouve même une petite restauration sur place.

Le mercredi 15 mars à partir de 19h, on inaugurera la formule avec La Goutte, groupe de chanson française qui mettra l’ambiance avec guitare et accordéon.

Musical’été : 20 ans et tous ses talents !

Du 30 juin au 2 juillet, le festival Musical’été fêtera sa 20e édition au parc du Jard à Saint-Dizier. En programmant Amir, Julian Perretta, MHD, Black M, Slimane et Claudio Capéo, les organisateurs espèrent battre tous les records d’affluence.
L’Agglo a réussi à boucler une programmation finalement assez éclectique, afin de plaire à un public large. A commencer par celui qui ouvrira le festival, le vendredi soir. Révélé au grand public lors du concours de l’Eurovision où il a obtenu la 6e place, Amir est sans conteste l’artiste français du moment, avec un premier album double disque de platine, un single visionné plus de 50 millions de fois sur Internet, deux NRJ Music Awards, deux nominations aux Victoires de la musique… Bref, tout lui réussit.
En deuxième partie de soirée, c’est un artiste international, qui se produira au Jard. S’il s’est fait connaître en 2010 avec son single “Wonder why”, Julian Perretta a depuis parcouru un sacré chemin, avec notamment une tournée avec Amy Winehouse et les premières parties de Beyoncé. De retour en 2016, il doit sortir un album cet été et prépare un duo pour les semaines à venir.
Le samedi, c’est une autre révélation qui ouvrira la soirée. Précurseur de l’Afro-Trap, MHD a explosé ces derniers mois et cumule déjà plus de 150 millions de vues sur Internet. Ce n’est donc pas un hasard s’il a déjà parcouru le monde et partagé de nombreuses scènes avec un autre Français : Black M. Et cela tombe bien, puisque c’est justement lui qui se produira juste après sur la scène du Jard. Déjà venu à Saint-Dizier avec son groupe Sexion d’Assaut en 2013, puis en solo en 2015 aux Fuseaux, Black M présentera son nouvel album “Eternel insatisfait” devant un public désormais fidèle.
Enfin le dimanche, c’est une soirée de chansons qui est proposée, avec Slimane, en ouverture. Le gagnant de The Voice 5 tentera d’envoûter un public réputé difficile, avec sa voix singulière et son premier single “Paname”. Autre révélation de la saison 5 du célèbre télé-crochet, Claudio Capéo refermera cette 20e édition, avec son accordéon, sa voix rocailleuse et ses chansons réalistes.
Reste à savoir si ces choix permettront d’attirer la foule. Sarah Garcia ne s’en cache pas : «Pour les 20 ans, on nous met la pression pour battre le record de 60 000 personnes en trois jours…» Réponse début juillet, sous le soleil (du moins on l’espère) du parc du Jard.
P.-J. P.

Vendredi 30 juin, Amir précédera Julian Perretta (notre photo) au Jard. (Photo d’archives P.-J. P.)
Samedi 1er juillet, Black M (notre photo) sera de retour à Saint-Dizier, juste après la révélation MHD.
Dimanche 2 juillet, Slimane et Claudio Capéo (notre photo).

Décès de Maurice Vander

Maurice Vander, monstre sacré du jazz, s’est éteint à Paris jeudi 16 février. Il a été l’alter-égo musical de Claude Nougaro durant de longues années.
Musicien génial, Maurice Vander était resté dans l’ombre du grand Claude. L’artiste toulousain lui doit les musiques de ses plus grands succès dont Le coq et la pendule (vidéo de l’entretien de Maurice Vander, accordé à France 3, ci-dessous).
Fils d’accordéoniste, natif de Vitry-sur-Seine, Vander a débuté le piano à 8 ans. C’est son frère, Freddy, accordéoniste lui aussi, qui lui fait découvrir le jazz.
Maurice Vander avait notamment enregistré aux côtés de Django Reinhardt, de l’orchestre d’Aimé Barelli, Chet Baker, Stéphane Grappelli, etc.

Ya-Ourt en boucle

Ya-Ourt sauce langroise
Chanteur, musicien, auteur, interprète, créateur de style… Karim Billon sait tout faire. Il a donné naissance à un personnage, Ya-Ourt, et à un style, depuis 2012. Rencontre avec l’homme-orchestre langrois.
Certains se souviennent des débuts d’un jeune garçon aux cheveux blond platine. Avec des potes du lycée, il était membre du groupe Arkange. Une formation heavy metal qui lui a permis de faire ses premiers pas sur la scène locale.
Fin 2005, il intégrait les Sales Timbanques, un groupe de cinq joyeux drilles distillant des chansons festives à souhait. «Nous nous sommes rencontrés au lycée Diderot, dans l’atelier musique de Julien Cottet. J’avais écrit une chanson, “Super mamie”. Nous l’avons jouée aux Festi’Mardis, ça a bien plu au public», raconte le trentenaire. Ensemble, ils ont enchaîné les belles scènes : le Chien à plumes, la Niche, la Cartonnerie à Reims…
En 2010, le groupe s’est arrêté, par la force des choses et de l’éloignement géographique. «Je n’ai pas fait de scène musicale durant deux ans. Mais j’ai participé à une pièce avec Anne-Laure Lemaire et j’ai acheté un looper : c’est un appareil qui permet de faire des boucles. Je m’amusais avec…» Et c’est ainsi que l’envie est revenue.

Un style unique

Le 2 juin 2012, Karim entrait pour la première fois en scène avec son personnage de Ya-Ourt lors de la finale de Jukebox, le tremplin musical du JHM. «Je n’avais pas de morceau à moi, je ne faisais que de l’impro», se souvient-il. «Je n’ai pas gagné Jukebox, mais c’était un test pour moi. Et au final j’ai tout gagné», sourit-il. Le projet était né, le personnage aussi.
Avec son looper, sa voix transformable à volonté, son sens du rythme et ses chansons façon Ya-Ourt, le succès a rapidement suivi avec douze dates en 2012. Peaufinant son style, il a enchaîné les scènes. Sa participation au Dispositif de soutien aux artistes régionaux (DSAR) lui a ouvert de nombreuses portes et lui a permis de nouer des contacts à l’échelle régionale. «Depuis 2014, je suis intermittent», précise-t-il. Il vit sa passion à fond.
De nouveau passé par la scène du Chien à plumes dans le courant de l’été 2013, il a également fait la première partie de Sergent Garcia, High Tone, a joué au Nouveau Casino de Paris, avec Orelsan, LEJ et dans le Before du Grand Journal de Canal +. «J’ai joué dans toute la France et même en Suisse, en Belgique et à la Guadeloupe». Son succès aux “Bars en Trans”, à Rennes, lui a permis de trouver de nombreuses autres dates. «C’était une belle expérience, il y avait une ambiance extra».

Energique

Ya-Ourt cultive un style unique. Sur le plan vestimentaire, il mêle sarouel, casquette hip-hop, lunettes pixel et veste de l’artillerie anglaise. Ce sont autant de signes révélateurs de ses goûts éclectiques. «Je chante en yaourt. Je fais tout à la voix et j’utilise des effets», explique-t-il tout simplement. On comprend bien le principe. Mais en scène, le résultat est étonnant. Un véritable homme-orchestre. «Les cordes vocales sont un instrument formidable : j’adore m’amuser», assure-t-il.
Serein lors de l’interview, il dégage une énergie phénoménale dès qu’il entre en scène. Le fauve est lâché. «J’ai fait de tout : des ateliers avec les enfants ou les adultes, j’ai joué en prison et face à la mer des Caraïbes», résume-t-il.
Actuellement, il fait partie du collectif Ouïe-Fi, qui présente Peace & lobe, un dispositif éducatif faisant de la prévention auprès des jeunes pour les risques auditifs. C’est aussi un sacré moment musical. Actuellement en résidence avec l’artiste brésilien de cirque André Mandarino, Ya-Ourt prend part à une création intitulée “Loin et si proche” qui sera présentée au public sous peu.
Une autre actualité concerne un projet conduit avec la Compagnie haut-marnaise de théâtre Préface.
«J’aime être aux confins des styles», conclut Ya-Ourt appelé à évoluer. Un peu à la manière de “M”, le personnage de Matthieu Chedid qu’il affectionne.
Sylvie Chapron

 

 

Punk à donf

L’association Lemon’s Art et la MJC de Chaumont organisent une semaine entière consacrée à la culture punk. Ateliers, expositions, rencontres, conférence, concert… Des événements ouverts à tous.

«Le punk ne se résume pas à des punks à chiens ivres qui boivent des canettes dans les ruelles sombres»,explique Léo Poirson de l’association Lemon’s Art. Et pour le prouver à tout le monde, l’association et la MJC se sont associées pour créer une semaine entière consacrée à la culture punk. «Elle (la culture punk, Ndlr) est beaucoup plus complexe­ que ce qu’on pense. On va essayer d’apporter aux gens des informations qu’ils n’iraient pas chercher. Rendre le punk accessible», affirme Lucas, un autre des membres de l’association. Pour cela, ils ont prévu les choses en grand sur une semaine dont le point culminant sera la soirée de concerts prévus jeudi 23 février au Nouveau Relax (lire ci-dessous).

Le point d’orgue : un concert All punks, groupe issu de l’atelier de reprise de la MJC, travaille depuis plusieurs semaines sur des titres et des auteurs représentatifs du mouvement comme les Sex Pistols ou encore Iggy Pop and the Stooges. Après eux viendra Faux départ, un tout jeune groupe composé de Romain, Léo et Lucas sur les ruines de Lemon’s back. Cette fois, les trois artistes s’attaquent à un répertoire très punk avec beaucoup de compositions.

Tête d’affiche de la soirée­, Intenable vient de Toulouse et Bordeaux. Ses musiciens se produisent depuis une bonne dizaine d’années et viennent de sortir un nouvel album intitulé Quatrième mur. C’est donc tout naturellement qu’ils ont inclus Chaumont dans leur tournée.

«Ce qu’on souhai­te en présentant cette soirée, c’est aussi dynamiser la scène de la ville et enrichir l’offre existante», explique Lucas. C’est aussi pour cette raison que ces mélomanes ne se sont pas contentés d’organiser un concert.

Du 15 au 24 février, petits et grands pourront découvrir toute cette philosophie de vie grâce à des conférences, des rencontres, des ateliers qui auront lieu dans différents lieux culturels de la ville. Les membres de l’association sont très impliqués : rendez-vous avec les partenaires, choix des animations, affiche imaginée et créée par leurs soins… Objectif affiché : s’adresser à un maximum de personnes et ouvrir la culture punk aux esprits de chacun. C’est ça l’éducation populaire.

Laura Spaeter

 

Punk programme

– Du mercredi 15 février au vendredi 17 février aux Silos : table thématique avec divers objets (disques, livres, films) sur le punk et projection d’un documentaire sur le sujet le 15 février à 15 h 30.

– Du lundi 20 au mercredi 22 février à la MJC : Atelier de reprise punk avec des adhérents de la MJC au local de répétition de la Maison des associations. Cinq chansons reflétant les différentes périodes du punk rock parmi lesquels “God save the Queen” des Sex Pistols ou encore “Self Esteem” des Offsprings.

– Du mercredi 22 au dimanche 26 février au Signe : Atelier libre autour de la création d’une pochette de disque. Tous les ingrédients pour faire cet atelier seront disposés sur une table en accès libre aux horaires d’ouverture du Signe pour tous les usagers. De quoi confectionner une pochette de disque complètement personnalisée. Ensuite, toutes les pochettes seront exposées sur un panneau à proximité. L’espace comportera également de véritables pochettes de disque, des impressions et des libres pour trouver l’inspiration.

– Jeudi 23 février au Nouveau Relax : Concert punk à la salle de répétitions du Nouveau Relax avec Intenable en tête d’affiche précédé par Faux départ et All Punks. L’association a également prévu un vestiaire à prix libre et un stand avec vente d’objets et de vinyles au profit de Lemon’s Art.

– Vendredi 24 février à la MJC : Conférence musicale donnée par les membres de l’association Lemon’s art dans laquelle ils reviendront sur le contexte de création des chansons issues du répertoire punk. All Punks donnera ensuite une ultime représentation. A cela s’ajoutera l’Apéro Chorale 2.0 avec une animation 100 % punk : Should I stay or should I go?

Pour finir, 6m2zic proposera à quelques musiciens de se produire sur scène et d’avoir sa première expérience devant un public.

Jukebox 7, l’aventure continue

Le concours musical du Journal de la Haute-Marne est relancé pour la septième année consécutive. Avec quelques surprises.

Le département se révèle un véritable vivier de talents musicaux, tous styles confondus. «Bien sûr, il y a beaucoup de pop-rock et de chanson française parmi les postulants, mais on a eu la chance de découvrir sur les finales précédentes des choses plus inattendues : Du hip hop, de l’électro, du reggae, du métal instrumental… C’est très ouvert, et nous sommes surpris chaque année !», continue Aymeric Laloux. Au niveau de l’organisation, pas de révolution pour Jukebox 2017. Les règles sont toujours les mêmes : chaque candidat doit déposer son morceau sur www.jhm-jukebox.fr avant le 30 mars, puis les internautes votent et les dix chansons les plus populaires voient leurs interprètes sélectionnés en demi-finales. Etape suivante : la sélection par le jury composé des organisateurs du concours et de spécialistes du domaine culturel. C’est à son niveau que se détermine la liste des quatre candidats qui s’affronteront en finale. «Le lieu de la finale est encore tenu secret, mais nous pensons surprendre positivement le public comme les participants», explique l’organisateur.

Pour la dotation, par contre, pas de changement : le grand vainqueur voit s’ouvrir pour lui les portes du studio de Faverolles. Alors qui succédera au groupe chaumontais Z-Plank ? Qui aura la chance d’enregistrer ou de tourner un vidéoclip dans un studio professionnel ? Réponse dans quelques mois. Mais pour l’instant place aux candidatures.

M. D.

 

festival du Chien à plumes : les premiers noms

Le festival du Chien à Plumes repart pour un tour et la programmation s’annonce alléchante avec Matmatah, Vianney, mais aussi et surtout l’excellente Lisa Leblanc.
Les dates du Chien à Plumes sont calées et les festivaliers peuvent d’ores et déjà réserver leur week-end des 4, 5 et 6 août sur le site de Villegusien.Les premiers noms commencent à être distillés au compte-gouttes.
Parmi les têtes d’affiche, Matmatah, qui fera son retour après 10 ans d’absence.

Vianney (photo), Fakear, Danakil, Chinese Man.. La Québécoise Lisa Leblanc (photo) est très attendue sur les bords de la Vingeanne avec son univers aux accents folk rock.
Pour le reste de la programation, il faudra être encore patient. Les organisateurs promettent «plus de 20 groupes à venir, dont de très belles surprises…»

Au nom des musiques d’ici

RemyLaurent3

Laurent Rémy et son équipe de la Médiathèque départementale travaillent d’arrache-pied à la réalisation d’une base de données accessible sur le web regroupant les musiciens du département et leurs œuvres. Un travail de numérisation et de compilation colossal pour ce qui constitue sans doute un des plus ambitieux projets liés aux musiques d’ici.

Cinq cents artistes haut-marnais recensés, 300 œuvres numérisées… Le travail déjà réalisé est impressionnant. Les cd d’artistes haut-marnais occupent une place de choix dans le bureau que Laurent Rémy partage avec deux de ses collègues à la Médiathèque départementale, dont Marie-Cécile Wendling, assistante de conservation du patrimoine, qui se charge plus spécifiquement du travail de numérisation des œuvres estampillées 52. Et des productions locales, Laurent continue à en débusquer régulièrement. Le dernier arrivage est composé de vieux vinyls dont un 33 tours du poète Nogentais Bernard Dimey datant de 1975, d’un 45 tours du groupe Chaumontais Yves Dir (1), quatuor qui sévissait à la fin des années 70.
Pépinière de talents
Les premières traces connues d’une vie musicale dans le département remontent au XVIe siècle avec les maîtres de chapelles. Un des plus illustres fut sans doute Jehan Tabourot, chanoine à la cathédrale de Langres, dont les œuvres sont encore jouées de nos jours. Il n’existe aucun témoignage sonore de l’époque, bien sûr, mais on trouve des partitions et des enregistrements d’ensembles contemporains.
«Le grand public n’imagine pas la richesse et la diversité de la vie musicale en Haute-Marne. Ca a toujours été une pépinière de talents», s’enthousiasme Laurent, incollable sur la période qui va des années 80 à nos jours. Il y a la cohorte des artistes qui ont laissé une empreinte plus ou moins fugace localement et ceux qui ont fait carrière. Dans cette dernière catégorie, on citera notamment le Joinvillois Christian Vander, leader de Magma, Yves Simon (romancier à succès et à la discographie impressionnante) natif de Choiseul ou encore Nicole Rieu «qui a débuté dans un groupe yé-yé à Chaumont. Les anecdotes sont nombreuses», assure Laurent.
Collecteur de mémoire
Autre cas intéressant : celui de Carmina. Créé par Olivier Brochart, qui a mené une belle carrière ensuite avec Deus Ex. Machina, ce groupe était composé de musiciens talentueux «comme Michel Deneuve, autre haut-marnais qui est devenu le grand spécialiste de l’orgue de cristal. Il parcourt le monde aujourd’hui», souligne Laurent Rémy qui aimerait mettre la main sur un enregistrement réalisé en 1976 alors que Carmina assurait la première partie de Magma. «Il y a eu une captation live sur K7. C’est avéré !», s’enthousiasme-t-il. Et à chaque échange avec un musicien d’ici, Laurent enrichit ses connaissances sur le microcosme musical du département.
«Pour intégrer la base de données, il faut être né en Haute-Marne ou y avoir séjourné au moins 5 ans, être auteur-compositeur ou éventuellement interpréter des reprises mais créatives», insiste-t-il.
En se lançant dans cette aventure, il y a trois ans, ce collecteur passionné, qui a lui-même fait partie du sérail au sein du groupe chaumontais Eau de rose, dans les années 80 (lire ci-contre), n’avait sans doute pas imaginé qu’il ouvrirait autant de tiroirs remplis de destins musicaux tous uniques. Tel Alan Lomax en son temps, il compile avec passion un hétéroclite magma toujours en fusion. Pour la postérité.
A.S

(1) Yves Dir (chant, guitares) Edmond Gonthier (basse) Christian Sibot (claviers) Jean-François Fouley (batterie).

Artistes, à vos contrats

La base de données des artistes du département devrait être accessible sur le portail webothèque52 (www.webotheque.haute-marne.fr) qui a été repensé il y a quelques semaines. L’usage du conditionnel s’impose ici car un problème demeure. Pour figurer sur ce portail, les artistes doivent retourner un contrat de cession de droits. Une formalité indispensable qui fixe les règles d’exploitation des œuvres avec CVS, prestataire de la plateforme numérique. Celles-ci seront proposées ensuite à l’écoute en streaming (et non en téléchargement) à l’instar de ce que proposent des plateformes comme soundcloud où les choses sont nettement moins… encadrées.
«Pour que la base soit attractive, il faut qu’un maximum d’artistes se plient à cette simple formalité. Hélas, les retours sont peu nombreux pour le moment», constate Laurent Rémy.
Pourtant, ce portail est une belle vitrine qui s’adresse au large public potentiel des bibliothèques de France et de Navarre. «Il suffit d’adhérer à une des quelques 160 médiathèques du département, hors Saint-Dizier, Chaumont et Langres, lesquelles ne figurent pas dans le réseau de la Médiathèque départementale. L’adhésion est gratuite», souligne Sylviane Barrand, directrice de la structure qui dépend du Conseil départemental. Les artistes disposeront d’un accès gratuit au portail. Une rémunération sous forme de droits d’auteur est même prévue pour les morceaux les plus écoutés. La balle est dans le camp des artistes. Le formidable travail réalisé par Laurent Rémy et son équipe mérite bien de satisfaire à quelques démarches administratives.

Et en complément, ici, la bio du groupe Eau de rose dont Laurent Rémy faisait partie. Cette bio sera accessible sur le portail de la médiathèque départementale pour les adhérents. On pourra aussi y entendre tous les artistes haut-marnais recensés par ses soins.
En écoute ici et en bonus, le 45 tours numérisé du groupe Eau de rose, Claustrophobie. PochetteEaudeRose

La bio d’Eau de rose

Groupe de rock d’origine Bolognaise fondé en 1981, composé de Laurent Remy (auteur / compositeur et chant), Benoit Bernard (compositeur / guitare et choeurs), Frédéric Leclerc (batterie et choeurs) formé par Michel Denizet, Alain Possamaï (basse et choeurs).
Influencée par les Who, AC/DC, Trust, Police, Simple Minds, U2, Eric Clapton, Van Halen… la formation opte pour le hard-rock à ses débuts. Eau de Rose (l’idée est venu au chanteur après avoir vu sa petite amie utiliser un flacon du produit cosmétique du même nom), a une vraie révélation en découvrant Trust en 1979, à la salle des fêtes de Chaumont. Les membres du groupe seront même engagés comme roadies pour quelques dates régionales lors d’une tournée dans les 80 grâce aux relations qu’entretenait Pierre Lebert avec le manager de Trust.
La formation change de style à partir de 1986 et surfe sur le mouvement New-Wave. Eric Mugnier (claviers), ex. Fils à Papa, et également artiste peintre, puis Philippe Maës (claviers) collaborent successivement et éphémèrement au groupe. En 1988, Alain Possamaï quitte Eau de rose. Il ne sera pas remplacé. Le trio se tourne alors vers la Mao (Musique assistée par ordinateur) pour palier à l’absence de basse et de claviers. En 1989, une bourse Défi-jeunes, obtenue auprès de Jeunesse et Sports, permet de financer l’enregistrement (24 pistes) et la production d’un 45 tours, Claustrophobie, chez Milkshake Records (Vitry-sur-Seine). La pochette est signée Philippe Péchinet. Plusieurs clips sont réalisés pour des émissions sur FR3 Champagne-Ardenne, Bourgogne-Franche-Comté et Lorraine-Alsace. En 1994, le groupe se rebaptise « EX’S » et cherche son second souffle mais, usé par le manque de reconnaissance et l’éloignement géographique des membres, il se sépare en 1995 après plus 500 concerts, dont plusieurs scènes parisiennes à la fin des années 80 : La Locomotive, le Gibus, le Caf’ Conc’, le Grand Rex et les premières parties d’Ange (Francis Décamps, le claviériste du groupe Ange ayant remarqué une prestation du groupe lors d’un tremplin) à Belfort en 1988 et de François Feldman à Nancy en 1990 devant 3 000 personnes.

Dimey-Lai : un rare moment de création

Exceptionnel : un moment de création partagé entre le parolier nogentais Bernard Dimey (alors tout jeune) et Françis Lai (à l’accordéon).
L’émission a été diffusée le 14 mai 1964 sur la 1ère chaîne historique de télévision dans le cadre des émissions destinées à la jeunesse.
« A partir d’un sujet proposé, Francis Lai va chercher un thème sur son accordéon, trouver des variations et construire une véritable partition musicale. Pendant ce temps Bernard Dimey, écoutera et écrira un refrain… Ainsi on peut décortiquer le processus de création et voir naître une nouvelle chanson.
Un moment rare.
Pour rappel, le festival Bernard Dimey aura lieu du 4 au 7 mai à Nogent.

Le temps des pogos

Le temps des pogos

Après les hommages, les pogos. C’est un peu le sens qu’a voulu donner Damien Saez à la belle aventure du Manifeste, vaste projet, cathédrale à laquelle chaque pierre vient s’ajouter au fil des jours.
En décembre, le temps des hommages. Poignants. Au Bataclan. Mars et avril, celui du rock qui fait danser. Débutée il y a quelques jours, cette tournée des vastes salles impressionne. Systématiquement ouvert par un tableau vidéo qui sera, lui aussi, la petite pierre d’une œuvre cinématographique plus vaste, le concert décolle sur des airs nouveaux ou déjà connus. Et c’est ça qu’on aime : cet art de donner. De tout donner. Puis, après avoir fait couler la sueur, de revenir en fin de concert à des morceaux plus intimistes, encore plus touchants, à vous donner des frissons. Et tout cela… pendant quatre heures. Pas moins.
Fort du triple album Lulu, sorti le 10 mars, Saez nous emmène dans une magnifique aventure. Ça sera le cas, vendredi 17 mars au Galaxie d’Amnéville. Et le 5 avril au Zenith de Dijon.
A visiter : www.culturecontreculture.fr