L’auteur-compositeur-interprète langrois, Christian Codfert, vient de sortir “L’étincelle”, son premier album studio, entre chansons à texte et réminiscences de jazz.

Il a enfin franchi le pas. Baignant dans l’univers de la musique, sa passion, depuis les années 90, le Langrois Christian Codfert, auteur-compositeur-interprète, sort (enfin) son premier album, “L’étincelle”. «J’ai eu mon premier groupe dans les années 90, c’était alors les balbutiements. Je me suis mis à écrire sérieusement dans les années 2000, avant tout pour la scène.»
C’est une opportunité artistique qui l’a poussé à passer enfin la porte d’un studio. «Je me suis retrouvé avec un ami qui enregistrait un album de reprises de Brassens. Et là, j’y ai trouvé un son exceptionnel alors je suis revenu pour moi. J’avais déjà essayé d’enregistrer, par le passé, mais je n’étais pas satisfait du son.»
codfert
Pour l’artiste, c’est enfin l’occasion de faire partager son univers exigeant et atypique. Christian Codfert ne s’en cache pas, il est loin d’être convaincu par la scène musicale francophone actuelle. «Il y a un manque d’inspiration générale depuis les années 80.» La faute aux plus grands des années 70, comme Joan-Pau Verdier, qu’il adore, «qui ont tout fait, tout tracé.»
Seuls trouvent grâce à ses yeux, aujourd’hui, Stromae — «qui propose quelque chose de nouveau» — et Hubert-Félix Thiéfaine, même s’il n’est plus au niveau «du chef-d’œuvre qu’était son premier album.»
Avec des artistes comme Michel Fugain, William Sheller, mais aussi les groupes Yes, Led Zeppelin et Pink Floyd, ces chanteurs à texte figurent au nombre de ses inspirations. Pour lui, le texte, le message à transmettre est le plus important.
Et pas de n’importe quelle manière. «J’apprécie les gens qui se donnent dans la recherche. La construction doit être une recherche, et sûrement pas la reproduction d’un modèle tout fait. Mon métier, ce n’est pas d’écrire une chanson mais de la musique.»
Hommage à Coluche
Dans “L’étincelle”, Christian Codfert a mis en musique le résultat de plusieurs années de “recherche”. «Le fait d’être auteur-compositeur ne devrait pas être une activité intégrale, mais une activité correspondant à ce qu’on a réellement à dire. De temps en temps, il y a des idées qui tombent et ça aboutit… ou non.»
Et lorsqu’elles aboutissent, elles font des étincelles, comme cet hommage à Mimi, qui est en réalité Coluche. Et comme Christian Codfert aimait bien aussi Gainsbourg, il n’a pas oublié de faire (un peu) de provoc : «Le premier mot du premier titre, c’est “merde”. Et c’est fait exprès.»
N. C.