Du hip hop cet été, du hard folk ce jeudi 14 décembre : la maison d’arrêt de Chaumont est l’un des quatre sites pénitentiaires de Haute-Marne et de l’Aube à accueillir des activités culturelles destinées aux détenus.

Un instant musical au Val-Barizien ? Ce n’est pas non plus une première. «Cet été, il y a eu un concert de rap, avec Cadavres Exquis, qui s’est déroulé en extérieur devant 21 détenus», explique Sophie Gassian, coordinatrice culturelle au Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) de l’Aube et de la Haute-Marne, qui réunit quatre établissements.
Ce mercredi, le nombre de spectateurs était plus restreint. Non pas que le rock attire moins que le hip hop. Mais c’est plutôt que le concert a été proposé dans la seule salle susceptible d’accueillir un peu de public, dans le quartier des mineurs. Une capacité qui explique que seuls douze détenus ont pu assister à ce rendez-vous, fruit du partenariat entre l’administration pénitentiaire et le Chien à plumes. Douze hommes sélectionnés parmi ceux qui ont fait acte de volontariat auprès du Spip, et qui étaient donc aux premières loges d’un concert résolument hard folk proposé par Bottle Next.
Ils ne sont que deux, mais Martin à la batterie, Pierre à la guitare, au chant et au sax baryton n’ont pas ménagé leur énergie pour envoyer du lourd entre les murs, suscitant l’intérêt d’auditeurs privilégiés qui n’ont pas hésité à les interroger sur les instruments… ou réclamer – en vain – «du Johnny». Prolongée par une conférence donnée aujourd’hui, l’initiative ne restera pas sans lendemain, puisque l’établissement dirigé par Yvan Baron accueillera encore deux rendez-vous similaires en 2018. Belle occasion, pour le public du Val-Barizien, de goûter un moment d’évasion en découvrant des musiques variées.
L. F.

Douze détenus chaumontais ont pu assister à un concert pas comme les autres.
Les Bottle Next se sont déjà produits dans une prison. Celle de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Pour ces Lyonnais, la particularité de cette nouvelle expérience de concert en établissement péniteniaire, c’est qu’elle a eu pour cadre un site extérieur à leur région : la maison d’arrêt de Chaumont. Pour quelle raison ? Parce qu’ils ont été contactés par les organisateurs du Chien à plumes, le festival haut-marnais où ce duo a eu l’occasion de jouer sur scène «il y a trois ans».