En Haute-Marne, il y a le studio de Faverolles, le plus ancien et le plus connu mais il y a aussi le studio de répétition et d’enregistrement des Fuseaux à Saint-Dizier ouvert depuis 2015. Il  permet aux groupes de musique de baigner dans un environnement professionnel. Reportage avec d’Hyperbios, une formation  de Chaumont.
Ce jour-là, les deux chanteurs étaient malades. Pour leur première répétition officielle ensemble aux Fuseaux, David avait la voix enrouée et Nolwenn ne quittait pas son pull ni son écharpe. Peu importe, les quatre membres du groupe Hyperbios ont passé la journée à travailler plus d’une dizaine de morceaux au studio de répétition et d’enregistrement mis à disposition des groupes depuis 2015.
D’habitude, ils répètent dans le petit studio chez Richard, leur batteur. Mais les musiciens et leur ingénieur son trouvent des avantages non négligeables à cette salle bragarde. « C’est un endroit sympa, nous sommes dans de bonnes conditions, qui sont plus proches de celles de la scène. Là, on peut prendre de la place », explique Lucas, bassiste. Dans cet équipement de 110 m², ils ne sont pas à l’étroit. Leurs premières impressions ? « Quand on est arrivé, on a fait “wow, c’est grand !” Et puis on a rapidement pu s’installer, il y a tout ce qu’il faut. En revanche, on a apporté notre propre table de mixage », complète David, chanteur et guitariste. Ils ne se sont donc pas servis de la cabine technique. Mais ils étaient contents de pouvoir trouver des amplificateurs et même une batterie déjà sur place. Les musiciens d’Hyperbios comptent venir répéter une fois par mois ou tous les deux mois. Certains habitent en région parisienne, d’autres vers Chaumont. Avec deux albums à leur actif, ils vont entrer en studio en janvier pour un prochain EP.
Une nouvelle chanteuse
La musique d’Hyperbios est un savant mélange de sons rock et de touches électro. Formé en 2010, le groupe a accueilli une toute nouvelle chanteuse dans ses rangs fin juillet. Nolwenn, ou “Novi” sur scène, apporte une couleur jazz et groovy. « C’est assez nouveau pour moi de chanter du rock », confirme la chanteuse, qui a notamment fait partie d’un groupe de funk. C’était donc l’occasion pour elle de s’entraîner avec sa nouvelle formation. A l’ordre du jour : travail sur leurs propres compositions mais aussi quelques reprises. Ils se préparent surtout pour leur prochain concert, qui aura lieu le 3 novembre à la Fête du cochon à Viéville.
Première chanson sur leur « set list » pour commencer l’après-midi : une reprise de Believer d’Imagine Dragons – qu’ils ont ré-écrite un tantinet plus jazzy. Richard s’installe à sa batterie, Lucas s’assoit avec sa basse en main, tandis que les deux chanteurs, côte à côte, prennent place devant leurs micros. Julien, l’ingénieur, garde un œil sur sa tablette pour gérer le son. Les premières notes rugissent dans cette salle parfaitement insonorisée. David, malade, a du mal à faire sonner sa voix. Mais sur sa guitare, il se lâche. Il prend de l’espace et va faire un tour vers le batteur. Ils enchaînent avec une nouvelle composition, tout aussi puissante, qui figurera sur leur prochain EP : Marionnette. Sur cette chanson, ils utilisent des samples. Grâce à son ordinateur, David s’assure que ces sons électroniques, comme les pistes de violons, arrivent au bon moment. Tous les musiciens restent concentrés, dans leur bulle musicale, jusqu’à la fin de l’après-midi.
Clotilde Percheminier

Le groupe sur Youtube : “Hyper Bios” ou sur Facebook : “Hyperbios”
Julien, l’ingénieur, garde un œil sur sa tablette pour gérer le son.