Après son projet autour de Boris Vian, la chorale de Saint-Dizier « les Griottes » s’attaque au septième art. Malgré les contraintes actuelles, les répétitions se poursuivent en petit comité.

Un mini-concert privé, en comité hyper-restreint avec “My darling clementine” pour nous bercer. C’est ce à quoi nous avons été conviés en assistant à une répétition de la chorale bragarde.

Les Griottes travaillent d’arrache-pied sur un nouveau projet et répètent, une fois par mois, chez leur présidente et chanteuse Pascale Rigaut. Impossible en effet de répéter au pôle associatif de Vergy, comme habituellement. Alors il faut s’adapter : répéter en petits groupes, au milieu d’une organisation bien huilée.

Car l’arrêt brutal de leur activité, les Griottes s’en souviennent encore. « Les 6 et 7 mars, nous avions encore deux représentations de notre projet Vian au théâtre et puis, tout s’est arrêté », se rappelle Pascale Rigaut. Trois concerts étaient encore prévus jusqu’en décembre 2020, sans compter ceux que la chorale pouvait encore planifier.

Un coup d’arrêt heureusement assez court puisque l’association a repris du service, dès le mois de mai 2020.

« On a toujours essayé de poursuivre notre travail »

« On a toujours essayé de poursuivre notre travail et nos répétitions », souligne la présidente, qui a hâte de pouvoir reprendre dans des conditions normales. « On en a marre. On est seize au total et par groupes de six, c’est tellement compliqué de mettre en place des chants en chœur ! » D’autant que les Griottes n’ont pas fait dans la facilité en s’attaquant au septième art. « Depuis septembre, on travaille sur un nouveau projet, les Griottes font leur cinéma ». Comme pour Boris Vian, Agnès Yver assurera la mise en scène, et Benoît Urbain, l’orchestration.

Au programme, un medley de comédies musicales, un hommage à Michel Legrand avec “Chanson d’un jour d’été” (issu du film “Les demoiselles de Rochefort”), la bande originale du film “La poursuite infernale”, en passant par “Un jour mon prince viendra” ou encore, “Deux petits chaussons de satin blanc” de Mireille Mathieu. La liste non exhaustive des réjouissances en est au stade de l’affinage. Les Griottes ne donneront pas de représentations avant 2022. « On n’est pas pressé, il faut qu’on se donne du temps. On préfère faire un joli travail en étant fier de ce que l’on produit plutôt que de se précipiter », précise Pascale Rigaut, soulignant « le très bon niveau » de chacun de ses partenaires de scène.

Sachant que la situation sanitaire continue de bouleverser la donne, en atteste, samedi, l’absence du chef de chœur. Compliqué dans ce cas, et avec les effectifs réduits, d’avancer normalement. « On a envie de peaufiner les choses les plus difficiles. A cappella comme aujourd’hui on entend les petites erreurs. »

Avec un rythme d’une répétition mensuelle, qui s’accélérera à la rentrée, le cinéma version Griottes devrait valoir son pesant d’art.

N. F.

Les répétitions se déroulent en petits groupes.

Cette fois, les Griottes de Pascale Rigaut s’attaquent au septième art.