On avait pu apprécier le duo endiablé au Zenith de Nancy, entre Nicola Sirkis et HollySiz en juin. Au même endroit, la très sensuelle complicité entre le leader d’Indochine et Asia Argento avait figé le grand amphithéâtre. Tout comme le troisième duo avec Lou, la fille de Stéphane Sirkis, avait ému les 24 000 spectateurs. Désormais, on se rappellera que Loren Verday a, elle aussi, partagé quelques minutes – musicales – avec le membre fondateur du groupe et ses musiciens.

Etudiante de 21 ans, la jeune Belge avait depuis longtemps sa place pour le concert de Bruxelles le 4 novembre. Mais pas le sésame pour en devenir l’une des vedettes. Au départ en tout cas.

Celle qui a assisté à plus de 60 concerts du groupe depuis huit ans connaissait, forcément, leurs morceaux à la perfection… y compris à la guitare. C’est ainsi grâce aux covers publiées sur Youtube et Instagram que Loren s’est fait remarquer par Nicola Sirkis. Et que de fil en aiguille, l’idée d’un morceau, ensemble, a fait son chemin. La jeune fille avait déjà pu jouer à Strasbourg avec Toybloïd (le groupe de Lou), puis participer à une masterclass avec Boris Jardel, le guitariste… d’Indochine.

Mais le 4 novembre, au Palais 12 à Bruxelles, c’est bien devant une salle pleine qu’elle a pu jouer “Le manoir” aux côtés du groupe. «Le jour du concert, j’avais rendez-vous avec le groupe à 16 h. Nous avons répété (…) Le groupe m’a mise à l’aise directement (…) Le soir, au moment où je suis montée sur scène, j’assistais au concert dans la fosse depuis deux heures. Soudain, je vois la foule… 15 000 personnes devant moi». Nicola m’a alors dit : «Impressionnant, hein ?» Impressionné(e), on le serait à moins. Loren a pourtant assuré… tout autant que ses idoles. «Je crois que ce qui me faisait le plus peur, ce n’était pas la foule, mais me tromper dans les accords de guitare». Mission remplie et, sans nul doute, un souvenir qu’elle gardera pour très longtemps enfoui dans un coin de sa tête.

C’est là toute la magie d’Indochine : faire corps avec son public, si l’on peut dire. Au point de faire des fans, presque, des membres de la famille. La conclusion est évidente. La jeune Loren ne peut pas mieux l’exprimer : «Indochine m’a vraiment permis de réaliser mon rêve, je pense que peu d’artistes donneraient cette chance à une fan… et c’est la preuve qu’il faut croire en ses rêves jusqu’au bout». Toute la philosophie d’“Indo” résumée en une phrase.

Christophe Bonnefoy

Indochine sera en concert au Zenith de Dijon mercredi 21 novembre, pour cette 2e vague d’un 13 Tour qui a déjà rempli toutes les salles de France. Concert complet.

Photos du concert du 4 novembre, tous droits réservés.