Il y aura cinq stades : Bordeaux, Marseille, Lyon, Lille et le Stade de France. Et il y a déjà un single et une vidéo qui retracent 40 ans de carrière. Indochine et son leader Nicola Sirkis sont bel et bien de retour.

Photo Christophe Bonnefoy

Bordeaux le 29 mai. Marseille le 5 juin. Paris le 19 juin. Lyon le 26 juin. Et Lille le 3 juillet. Cinq stades en 2021, pour les 40 ans d’un groupe qui a connu les tempêtes mais vit depuis l’éclosion de Paradize en 2002 sous une bonne étoile. Tout le mérite en revient à son leader, Nicola Sirkis. Il n’a jamais lâché la barque. A ses musiciens, aussi, qui vivent depuis des années l’aventure comme on s’épanouirait dans une famille : d’abord Mister Shoes, batteur emblématique aujourd’hui parti vers d’autres projets, et désormais Boris Jardel, Ludwig Dahlberg, Marc Eliard et Oli de Sat, fan devenu membre du groupe. Ce dernier est un peu aujourd’hui le magicien d’Indochine. Celui qui fait des arrangements de vraies pièces d’orfèvrerie. Ou qui y contribue largement, en tout cas.

« La configuration de la scène dans les stades permettra au public, quel que soit l’endroit où il se trouve, d’être proche du groupe »

Pour ces quatre décennies du groupe français devenu mythique, sortiront deux albums. Deux best of retravaillés et qui donneront le ton de tous ces morceaux qui auront marqué la vie d’Indo… et des fans : Singles Collection 2001-2021 sortira le 28 août ; Singles Collection 1981-2001 le 27 novembre. Le tout enrobé de bonus, de versions piano-voix… le bonheur !

Enfin, et pour patienter, Nicola Sirkis a imaginé un clip qui, comme d’habitude, est un événement. Le dessin animé, puisque c’en est un, retrace quatre décennies. A voir absolument, on y croise Nelson Mandela, David Bowie et bien d’autres… on y revit des actualités qui redonnent le sourire… ou ravivent quelques douleurs… Mais le tout est un petit chef-d’œuvre.

L’année 2021, année Indochine ? Comme presque toutes les années depuis un bon moment déjà. Dans une espèce d’euphorie que les fans résument inlassablement en une phrase : « Indochine, ça ne s’explique pas, ça se vit ».

Christophe Bonnefoy