Le festival de guitare d’Issoudun (Indre) est le plus gros rassemblement de guitaristes en France depuis 29 ans. Organisé à la Toussaint, autour de concerts, master-class, stages, salon de la lutherie, animés par de nombreux artistes internationaux, il s’adresse à tous les passionnés de guitare. Cette édition n’a pas failli à sa réputation.
Mis sur pied par le guitariste acoustique et regretté Marcel Dadi en 1989, avec une situation géographique destinée à faciliter l’accès de tous les amoureux de la six-cordes dans l’Hexagone, sa programmation s’est élargie depuis bien des années à toutes les sensibilités musicales. Jazz, bluegrass, classique, rock, blues se sont ajoutés au folk et à la technique du picking (jeu aux doigts, Ndlr) des premières éditions. Les plus grands noms se sont inscrits depuis la date de sa création, s’ajoutant aux révélations dénichées au fil des ans. Cette politique de programmation se vérifie encore aujourd’hui.
Grands noms réunis
Cette édition 2017 a débuté par un concert gratuit au Dadgad café qui affichait salle comble. Eric Gombart et Nicolas Blampain ont délivré les premières notes en modes picking, jazz, pop, sans limites de musicalité, dans un cadre acoustique. Le groupe Calhoun and friends, avec Michel Ghuzel, Roxane Arnal et  Tom Buzit, multi-instrumentistes pour l’occasion, leur a emboîté le pas. Sur la grande scène, Paola Selva, révélation de la guitare transalpine, Beauty and the Beast, le duo Neck Bros et l’incontournable Jacques Stotzem se sont chargés d’imprimer de mémorables souvenirs à un public de connaisseurs.
Le rêve des musiciens s’est poursuivi dans le week-end avec le salon de la lutherie, un événement qui dévoile le savoir-faire des artisans français et de quelques-uns de leurs homologues étrangers.
Les luthiers y vont chacun de leurs certitudes, de leur créativité, cédant parfois aux seuls désirs des clients. Des bois magnifiques, exotiques ou locaux, des formes parfois extravagantes qui réunissent la perfection d’un travail qui ne peut se réaliser qu’avec passion. Les luthiers se montrent, les guitaristes amateurs, avertis ou non, s’approprient les instruments le temps d’un essai. Dans l’espoir d’une transaction.
Un luthier sur scène
Le luthier Philippe Berne était tout spécialement à l’honneur cette année. Les 9 lunes, est une création musicale exécutée sur des instruments insolites. Le public est en phase avec l’émotion du luthier créateur monté sur scène.
Autour de ces luthiers d’exception, on trouve aussi tous les accessoires, amplis, tablatures, magazines, bois de lutherie… soit la boîte à outils complète du guitariste. Autre originalité, Sauve qui peut courageux par Doudou Swing et ses musiciens. Un spectacle labellisé par la mission du centenaire de la guerre 1914/1918 à partir de lettres de Poilus. L’enfer et la guerre dans une mise en scène théâtrale servie par la musique.
Les masterclasses d’André Pelat et de Dominique di Piazza démontrent que la virtuosité peut se conjuguer avec des instruments comme le stick Chapman ou la basse.
Viens à la maison…
Les concerts à la maison sont une formule qui permet à quelqu’un de recevoir ses amis et de leur offrir un set avec des guitaristes qui ne demandent qu’à partager ces moments intimistes avec 20 ou 30 personnes.
Le final de samedi a offert un feu d’artifices de cordes électriques. Marc Lonchampt tout d’abord en quartet avec son Tribute to Pat Metheny puis Fred Chapellier, guitariste des Vieilles Canailles, et son blues puissant. La marque de fabrique de ce musicien champenois a fait lever le public. Les organisateurs avaient promis de la magie, pari tenu.
Quelques bars dans la ville ont joué le jeu en prolongeant la fête bien après les concerts du soir. Quant au Guitar’broc, il se situe à mi-chemin entre la caverne d’Ali Baba et un vide-greniers du guitariste, avec de réelles originalités qui côtoient guitares et accessoires à tous les prix.
La manifestation est une machine bien huilée. Elle établit avec soin une programmation éclectique avec la certitude d’apporter le rêve et le plaisir musical. Avec des artistes programmés pour s’accorder avec la volonté des organisateurs.
De notre correspondant Sylvain Jobert


The Beauty and the beast : La belle et la bête, duo multi-instrumentiste de choc !

Merveille de lutherie électrique : ou la guitare électrique conceptuelle.

Marclonchampt : Le guitariste virtuose marseillais pour un Tribute à Pat Metheny.

Les guitaristes trouvent ici tous les bois pour personnaliser leurs instruments.

Au cœur du Guitar Broc, on trouve aussi de l’insolite.

Eric Gombart : Sur la scène pour magnifier les guitares de luthiers.

Une Lune : Création de Philippe Berne.

Une autre Lune : Instrument du luthier Philippe Berne. 

En électrique ou acoustique, les meilleurs luthiers artisans de France se retrouvent à Issoudun.

Quand le douze-cordiste Michel Gentils passe à la six-cordes.

Sylvain Luc : Improvisation du jazzman sur des mélodies classiques.

Guitar Broc : Le lieu pour y dénicher les bonnes affaires.

Paola Selva : Révélation acoustique de la guitare transalpine.

Les plans en guitare jazz manouche en stage avec Doudou Cuillerier.

Le luthier Philippe Berne : Des créations complètement originales.

Le luthier Philippe Cattiaux : Un travail exceptionnel même sur le dos des guitares.

Le duo Neck Bros se produira au prochain festival de guitare à Champlitte le 26 mai 2018.

Picking ou fingerstyle, le Belge Jacques Stotzem excelle sur toutes les scènes du monde.

Depuis près de deux décennies, Dominique Chevalier fabrique toutes sortes de ukulélés.

Dernier concert en apothéose avec Fred Chapellier.

Le virtuose de « stick Chapman » André Pelat explique l’étendue sonore de son instrument.

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