Table de mixage, platines, amplis, sono de 15 000 watts… Jean-Ba Fournier est tombé dans le mix à la grande époque du Sound System.

Sur les traces de son père, Jean-Pierre, Jean-Baptiste Fournier, originaire de Montsaugeon, intègre le staff du festival du Chien à plumes en 2001 : « Aux entrées, au nettoyage… L’opportunité pour moi de rencontrer des groupes tels que les Shaggy Dog Story, Tété, Marcel et son orchestre, La rue Kétanou, les Massilia Sound… Autant de formations qui m’ont donné envie. »

Les éditions du Chien à plumes se succèdent, les rythmiques se font plus obsédantes, l’envie se fait plus pressante… Jean-Baptiste veut mixer : « C’était les grands débuts du Sound System. J’ai accroché ! Quelque temps plus tard, je m’essayais à un premier mix avec les vinyles de mon père. »

En 2003, Jean-Ba, 15 ans, donne ses consignes au père Noël : une paire de platines Numark 1650 : « Avec mon ami, Flavien Marasi, nous avons passé des heures à écouter, saisir les tempos… Nous avons organisé notre premier événement dans le bois de Vaux-sous-Aubigny. “Les Bandes planantes” puis “Les Neravif” sont nées ! »

Un travailleur infatigable

En 2016, Jean-Ba rejoint la joyeuse équipe des MDT ( Matek Dans Tatête ), l’association organise une vingtaine d’événements : « Le 1er septembre 2018, nous avons participé à Aprey à l’événement “Multisonlidarité” au profit de la recherche contre le cancer… Les organisateurs de la free party ont collecté 1 500 euros. »

Début 2020, Jean-Ba crée SON association avec sa compagne : “Les SPé6Men” : « Nous gérons les sollicitations et l’organisation de nos soirées. Nous avons fait l’acquisition d’un camion aménagé pour faciliter le déplacement de matériel. »

Table de mixage, platines, amplis, sono de 15 000 watts… Jean-Ba, ouvrier à Nogent le jour, mixe à tout-va la nuit : « Suivant l’inspiration du moment, je retouche la dizaine de tracks de mon répertoire ou j’explore d’autres pistes. »Nathalie, compagne et fan de la première heure, valide les progrès : « Jean-Ba n’a pas son pareil pour caler les tempos. De plus, c’est un gros travailleur qui peut répéter des heures après son travail. »

Sur les bords du canal, seuls au monde, ce soir, c’est musique : « J’habite avec mon père à l’écluse de Chanoy, le premier voisin est à 4 km… les conditions sont idéales pour offrir du bon son aux amis et amateurs du genre. »

De notre correspondant Serge Borne