Orelsan n’est pas fou. Bien au contraire. Il sait ce qu’il écrit, il sait ce qu’il chante. Et c’est souvent très sensé. Qui plus est, ça plaît. Le Zenith de Dijon, complet samedi soir (10 février), n’est pas près de l’oublier.

Au-delà des vieilles polémiques que certains aiment ramener sans cesse sur le devant de la scène, c’est en toute simplicité – le garçon semble humble – qu’Orelsan a investi samedi soir le Zenith de Dijon. Auréolé, la veille, de trois Victoires de la musique, c’est un véritable show qu’a livré l’artiste, tout en lumières, en projections… et en rythmes endiablés, tout simplement.
Le garçon n’aurait quasiment pas besoin de chanter ; son public connaît ses textes par cœur. Ceux de son dernier album – “La fête est finie” – évidemment, mais les autres également.
“Basique” enflamme la salle, “Défaite de famille” la garde brûlante. Mais quel plaisir, aussi, de se souvenir que la terre est ronde !
Un spectacle entre textes revendicatifs, parfois ; drôles, souvent ; et émouvants, aussi. Une belle surprise pour ceux qui connaissaient mal, une confirmation, forcément, pour les autres.
Christophe Bonnefoy