La sortie d’un album d’Indochine est toujours un événement. Celle de 13… 13e opus du groupe, marque un retour à des sonorités très électro. Et c’est envoûtant.

Indochine subira, encore, les critiques de ceux qui prennent plaisir, depuis des décennies, à sourire à l’évocation de la voix de Nicola  Sirkis ou à des paroles de morceaux qui ne donnent pas dans la littérature très parisiano-parisienne. Point de bobos chez les membres d’Indo. Mais un rapport sans pareil avec le public, et une voie dont le leader du groupe n’a jamais dévié. La meilleure réponse aux détracteurs ? 100 000 billets envolés, dès le premier jour de mise en vente des sésames pour la tournée 2018. Et des dates rajoutées illico devant le succès rencontré – Indo sera à Dijon, les 10 et 11 avril –
13, sorti vendredi 8 septembre, est un véritable petit bijou. Un album, globalement, comporte trois ou quatre tubes en puissance. C’est le jeu. Mais celui-ci, dont le CD de base (on y ajoutera un second CD avec des inédits et des remix), offre treize possibilités d’envahir les radios. Bien évidemment le fruit d’une alchimie parfaite entre Nicola et Oli dE Sat, ce nouvel opus donne, toujours, dans ce pop-rock qui transporte vers d’autres cieux, mais s’y ajoute un son très électro qui avait un peu abandonné Black City, par exemple. Les plus accros à Paradize retrouveront même, sur un ou deux morceaux, quelques sonorités qui leur rappelleront des souvenirs.

Un seul morceau à retenir ? Difficile… Un gros coup de cœur, pourtant, pour Karma Girls. Et puis allez, aussi pour Station 13, Henry Darger, Suffragettes BB, TomBoy 1… A écouter sans modération.

Christophe Bonnefoy