Un événement se termine toujours par un feu d’artifice. Le 13 Tour s’est clôturé, les 22 et 23 juin, par deux stades Pierre Mauroy pleins à craquer, à Lille. Cinquante mille personnes pour se remplir la tête de souvenirs. Indochine est plus que jamais là. Et bien là.

Samedi 22 juin, il suffisait de faire le tour du stade, d’y observer l’excitation des fans… mais aussi la longueur des files d’attente pour imaginer que ce jour-là n’était pas un jour comme un autre. Le 13 Tour devait se finir en apothéose. Ce fut le cas.
Pendant trois heures – pas moins ! -, l’inusable Nicola Sirkis a emmené avec lui 25 000 fans. A 60 ans tout pile – le public n’a pas manqué de lui rappeler avec toute la bienveillance qu’il réserve à l’artiste -, celui qui a toujours cru en Indochine et a bien souvent guerroyé contre les vents contraires a signé, samedi et dimanche, une prestation qui, si on peut craindre qu’elle ressemble à un adieu, aurait pu s’intituler tout simplement «  Merci ». C’est d’ailleurs, peut-être, le mot qui est revenu le plus souvent dans la bouche de Nicola Sirkis.

Un merci réciproque qui a trouvé son point culminant dans ce « Joyeux anniversaire » joué par la Garde républicaine. Dans cet instant magique, aussi, où la fille de Nicola Sirkis, Thea, est venue lui apporter, sur scène, un bouquet. Où la fille de Stéphane, Lou, l’a accompagné pour quelques minutes. Et dans ces quelques larmes d’un artiste qui aura beaucoup, beaucoup donné. Et pas seulement pendant ces deux jours.

Techniquement, la coupole avait disparu pour laisser place à un impressionnant écran géant. Mais ce n’est sans doute pas cela qu’aura retenu le public. Il sera reparti, des étoiles plein les yeux – encore une fois – et le cœur plein d’émotion.

Le rideau est tiré. Chacun attend, désormais, qu’il s’ouvre à nouveau.

Christophe Bonnefoy