Mike Haunted, c’est le pseudo et le projet musical personnel de Mike Vignacq, musicien chaumontais bien connu qui fait également partie du combo rock Chinese Dog. Ses compositions, dans le style synthwave, ont retenu l’attention du label londonien Aztec Records qui vient de signer l’artiste haut-marnais pour un premier album attendu à l’automne.

Il n’en revient pas lui-même. Mike Vignacq, alias Mike Haunted, vient de signer pour un album avec Aztec Records, le label londonien.
Tout a débuté en 2013. « J’avais envie d’un projet personnel à base de vieux synthétiseurs. Quelque chose qui explore des univers très différents entre musiques de films et séries », souligne le musicien installé à Darmannes.
Le projet était largement instrumental à la base, mais Mike Haunted Vignacq a ressenti très vite le besoin d’y intégrer des voix. « J’ai passé des annonces sur les forums spécialisés, en France, dans un premier temps, mais je ne trouvais pas vraiment la voix qui collait à mes compositions. En élargissant ma recherche, j’ai finalement trouvé une Irlandaise, Gillian Nova. On a travaillé à distance par échange de fichiers. Les choses se sont faites petit à petit », précise le musicien qui cherchait une voix douce pour coller à l’atmosphère du morceau, Hope, se situant dans la lignée du courant Synthwave lancé il y a quelques années par David Grellier (Sexy Sushi).
Les synthétiseurs analogiques constituent la trame du projet Mike Haunted. Boîtes à rythmes et instruments logiciels y figurent également en bonne place. « J’y insère aussi des guitares. Des parties simples qui sont au service du morceau », précise le guitariste de Chinese Dog, combo rock chaumontais détonnant.
Depuis le début du projet, l’artiste a composé une trentaine de titres. « Tu pars souvent d’une mélodie, parfois d’un son de synthé et tu greffes autour, tu harmonises. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus compliqué, contrairement à la construction d’un morceau de A à Z. C’est la vraie difficulté », poursuit-il.

Créations et remix
L’album de Mike Haunted pour Aztec Records devrait être achevé à l’automne. Il comptera une vingtaine de titres. « Des morceaux chantés, des instrumentaux et des interludes musicaux qui feront le lien entre les morceaux », développe Mike Haunted qui dégage le temps nécessaire pour mener son projet à terme dans son studio.
La période de confinement, il l’a mise à profit pour faire avancer les choses. Par forum interposé, cette fois encore, Mike Vignacq est entré en contact avec une musicienne Dijonnaise, Christelle Lacombre, qui s’est embarquée dans l’aventure. « Je lui ai envoyé plusieurs compositions avec des bribes de textes qu’elle s’est appropriée », poursuit-il.
Le titre Little Light est né ainsi, porté par la voix de Chris KD. Ce morceau est « un hymne à une synthpop rêveuse avec des vibrations des années 80, des voix tendres et des sons spatialisés*.  La chanson parle du manque et du besoin de connexion après la perte d’un être cher », souligne Mike Haunted qui vient également de remixer un morceau de Magnavolt, un artiste électro suédois. Le titre, Soul Eater, est en écoute depuis février sur toutes les plateformes de téléchargement numérique et sur Youtube.
A.S

* La spatialisation est une part spécifique du travail de studio qui intervient en complément du mixage. Elle consiste à placer un instrument à un endroit précis du spectre sonore. Par exemple, le chant au centre, une guitare à droite, etc.