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Damien Saez est peut-être l’artiste le plus à part de la planète musique. A part parce qu’il ne fait aucune concession. A part parce qu’il ne vient jamais répondre aux sirènes du marketing. Au contraire. Quitte à faire moins fréquemment… mais mieux. La qualité, plutôt que la quantité. Le Dijonnais de cœur – soyons quelque part un peu chauvins – n’est ni un adepte des plateaux télé, ni un homme pressé. Ou si : pressé de n’offrir à son public que ce qui le satisfait, lui, à 100 %. A tel point que son tout dernier projet est sans doute l’un des plus ambitieux qu’il ait été donné de voir dans le monde si aseptisé de la chanson. Le Manifeste. Tel est son nom. D’abord des textes, accessibles via une application, sur iPhone ou Androïd et/ou un site Internet. De la poésie. De celle qui fonde une œuvre. Une grande et belle œuvre. Puis la musique, qui devrait arriver via deux albums dès le 2 décembre. Et trois dates au Bataclan, à Paris, les 21, 22 et 23 décembre. Ne cherchez plus, c’est complet. Tout juste pourra-t-on grappiller quelques places, au gré de désistements assez improbables…

Ensuite, les dates. De nombreuses dates, en mars et avril 2017. Une tournée qui s’annonce agitée, dans le bon sens du terme. Enfin, des festivals. Ceux qu’IL aura choisis. Toujours sans concession. Un projet qui s’étale sur une année.
Et au milieu de tout ça ? Des images, des vidéos, des tableaux… dont on ne connaît pas vraiment la teneur, ni comment ils s’articuleront.

Une chose est sûre, ce qu’on a pu découvrir jusqu’à cette fin septembre est magnifique. Des interrogations sur le métier d’artiste. Des humeurs, textes très courts appelés Ephémères. Une chanson – ou on imagine que c’en est une – qui prend naissance dans la contemplation de Verdun… Vous ne captez pas tout ? Allez donc sur www.culturecontreculture.fr, vous comprendrez un peu mieux, sinon le personnage, en tout cas l’artiste. De quoi se laisser porter par l’Art. Avec un grand A.

Christophe Bonnefoy