Saez aime se faire désirer. Et il faut bien avouer qu’il est sans doute l’un des seuls à faire largement causer, tant par ses absences que lorsqu’il revient sur le devant de la scène. Le site www.culturecontreculture.fr, support de son Manifeste, vaste oeuvre mêlant textes, musiques, cinématographie, entre autres, a pendant des mois été on ne peut plus figé. Au désarroi de nombre de fans. Le travail sans doute. Beaucoup de travail.

Puis vint la sortie d’#humanité, dernier CD en date. Avec des morceaux presque mystiques pour les uns, beaucoup plus rocks pour les autres. Les titres #humanité, justement, La guerre des mondes ou La mort ont aussitôt transporté vers d’autres sphères. Celles où les sommets tutoient ceux de la peinture de maître ou les textes des Zola et Hugo.

Puis l’annonce pour février 2019 d’un album, A dieu, jamais atterri dans les bacs. Qu’à cela ne tienne. Saez a toujours fait ce qu’il voulait, sans se plier aux exigences du marketing. Certains le lui reprochent, d’autres louent son indépendance.

Le revoilà enfin. D’abord avec une tournée qui passera par Bercy le 3 décembre et débutera le 9 novembre à Brest.
Plus surprenant, son quadruple album est annoncé pour le 22 novembre. Quasiment pile-poil au milieu de la tournée. On y retrouvera de nouveaux titres, évidemment et quelques-uns qui ont jalonné son Manifeste, piochés dans ses tout récents albums.

L’artiste, fidèle à son habitude depuis le début du projet, a d’ailleurs mis en ligne trois nouveaux morceaux : Mandela, Germaine et Jojo dont ce dernier, hommage à Johnny Hallyday, mais surtout à son public. Presque un reflet de notre société. A écouter d’urgence.

Ce quadruple album, Ni dieu ni maître, est en précommande ce mercredi 16 octobre à partir de midi.

C. B.