Julien Kerfuric est loin d’être un inconnu. En Haute-Marne, mais aussi ailleurs. Là où la bonne musique sait s’exprimer ! Son cinq titres, “Vénus”, est sans doute promis à un bel avenir.

Amadeus, vous vous souvenez ? Julien. Jukebox ? Julien, dont on se rappelle – déjà – le goût pour la mise en scène – précise – et le souci de la perfection. Les castings pour une célèbre émission télévisée de radio-crochet ? Julien. C’est dire s’il sait reconnaître ce qui est bon.
Aujourd’hui, ce musicien né – et travailleur ! – tente l’aventure seul. Et il a bien raison. Voici enfin venu le temps de faire passer ses émotions les yeux dans les yeux, presque. Son mini-album aura mis du temps à éclore. Le temps qu’il faut. Le temps qu’il fallait pour peaufiner les mélodies, ciseler finement les textes.
“Vénus”, le single, a son propre clip. Très pro. Mais c’est surtout à l’écoute que le CD s’apprécie. “La fille au coin du zinc”, “Vénus”, voilà les fers de lance d’un petit album qui a valeur de bijou pop-rock-romantique, brillant de la voix de Kerfuric et de mises en notes envoûtantes.
On n’oubliera évidemment pas “C’était hier”, qui dès les premiers accords, nous renvoie à la belle époque de la grande chanson française : on ne peut s’empêcher ici de penser à l’immense Bashung. Excusez du peu !
La “Tragédie comico-romantique”, elle, transporte tout autant par la voix de l’artiste que la richesse des arrangements qu’on aime écouter et réécouter pour en saisir toute la finesse.
Gros coup de cœur, enfin, pour “Torera”, qu’on imagine très bien prendre son envol très vite. Un single ? Voilà qui serait une excellente idée.
Julien aime prendre son temps. On lui en sait gré. “Vénus” transporte. Et nous transportera encore très bientôt. Julien Kerfuric est loin de délaisser la scène. Il sera par exemple sur celle du Gibus live à Paris le 29 novembre. Vivement !
Christophe Bonnefoy

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/Kerfuric.julien/