Les Bretons de Soldat Louis se produisent vendredi aux Fuseaux pour une soirée club rock celtique chanson. Serge Danet, alias Soldat Louis,revient sur la création du groupe, né en 1987.

Le Journal de la Haute-Marne : A quel type de concert doit s’attendre le public des Fuseaux ?
Soldat Louis : On joue avec les Garçons trottoirs, un groupe avec qui on a déjà joué. On va proposer un mélange de nos huit albums, dont le dernier “Quelques nouvelles du front”. Un mélange de tous les incontournables, et nous voulons aussi faire découvrir de nouvelles chansons, passer deux heures avec le public et les embarquer dans des histoires de marins et d’aventuriers !

JHM : Le groupe a été largement remanié…
S. L. : On était deux au départ, on a commencé avec Gary Wicknam et on a monté cette aventure, on a fait appel à des vieux potes avec qui j’ai fait d’autres concerts pendant quelques années. Et depuis 1996, c’est une nouvelle équipe, on est sept sur scène. On ne vit pas loin les uns des autres, tous du secteur de Lorient ou de Vannes.

JHM : La réputation de votre groupe s’est faite avec “Du rhum des femmes” et depuis, le public ne vous a jamais quittés.
S. L. : Le public ne nous a jamais quittés car on n’a jamais quitté le public ! Dès le premier album, ce qu’on voulait faire, c’était de la scène. Le public de Renaud (lire ci-après) nous a découverts en première partie, après, on a pris la route de notre côté, ça fait 30 ans maintenant qu’on fait de la scène. On revoit des têtes, des visages, depuis 30 ans, ils font partie de la famille, des nouvelles générations aussi qui ont connu l’aventure de Soldat Louis grâce à leurs parents. On voit bien sur les lèvres qu’ils connaissent tous les textes par cœur. Nous sommes un groupe de concert, en France, et partout en Europe et l’Amérique du Nord, notamment le Québec. Nous y étions encore l’été dernier.

JHM : Vous avez fêté vos 30 ans en 2018.
S. L. : Oui, on a eu une  année exceptionnelle, avec notamment le Festival interceltique de Lorient qui a vu le tout premier concert de Soldat Louis. C’était le passage incontournable !

JHM : Mais vous préférez jouer sur des petites scènes, proches du public.
S. L. : Toutes les scènes ont des côtés intéressants, quand on joue devant 20 000 ou 30 000 personnes qui chantent à tue-tête, c’est chouette. Mais les petites salles, c’est sympa aussi par ce côté familial. Toutes les rencontres sont intéressantes. On peut développer dans les petites scènes des chansons un peu moins connues. Sur un festival, c’est plus compliqué, c’est plus concentré.

JHM : Vous attendiez-vous à un tel succès ?
S. L. : Du tout ! Jamais on aurait pensé cela. On était vraiment partis pour faire de la scène. On aurait jamais pensé que Renaud nous appellerait. Il avait eu écho de Bretons qui avaient enregistré un disque. Du coup, il nous a appelés en disant «  les gars, vous ne voulez pas que je vous produise ? » On lui a dit « c’est déjà fait ». « Bon, bah vous ne voulez pas faire la première partie de mon concert ? » Ça s’est fait comme ça. Dès le début, la démarche de Soldat Louis, c’était de faire de la scène, et voilà plus de 30 ans que ça dure. Le succès est arrivé avec “Du rhum des femmes”. Après, à nous de faire découvrir que Soldat Louis, ce n’est pas qu’une chanson !
Propos recueillis par Nicolas Frisé

Soldat Louis et les Garçons trottoirs, vendredi soir, pour la soirée club rock celtique, à 20 h, aux Fuseaux.
Le groupe Soldat Louis se produit vendredi soir aux Fuseaux. (Photo © Myriam Jégat)