L’édition 2019 de Rolling Saône restera sans doute dans les annales. Météo arrangeante – et même grosse chaleur, notamment le samedi -, public enjoué – 20 400 festivaliers et au rendez-vous… – et belles têtes d’affiche auront fait de la petite ville de Gray, en Haute-Saône, la capitale de la très bonne musique pendant trois jours.
On aura pu croiser, en fin de semaine dernière, des faiseurs d’ambiance inimitables. Par exemple Skip The Use, qui enflamme les salles – et les festivals – partout où le groupe passe. Ou encore Jimmy Cliff, pourvoyeur de beaux souvenirs aux tonalités reggae. Et Ange. Et Yarol. Et Tagada Jones…
Normal, alors, que le dernier jour de festival ait placé la barre très haut avec, notamment, l’enjoué et très talentueux Charlie Winston, pas avare de sourires – et de talent, surtout -, qui aura fait monter la température, s’il en était encore besoin, avant d’accueillir en milieu de soirée celui qu’on pourrait appeler le boss. Pas moins. Hubert-Félix Thiéfaine traverse le temps, draine dans son sillon plusieurs générations. Il lui suffit de lancer deux paroles, de jouer deux notes pour que la foule reprenne aussitôt ses tubes en choeur. Vous vous souvenez de La fille du coupeur de joint ? Voilà qui tombe bien… elle faisait partie du tour de chant. Avec beaucoup, beaucoup d’autres morceaux envoûtants. Et des musiciens qui sont ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Par exemple Alice Botté.
Rolling Saône 2019 a tiré sa révérence… vive 2020 !
Christophe Bonnefoy

Charlie Winston, le sourire, le talent !

Hubert-Félix Thiéfaine, venu en voisin.