Le concert donné en plein air à l’amphithéâtre du Zenith de Nancy, samedi 23 juin, dépassait largement les frontières du Grand Est. Voulu comme un concert événement, le show donné par Indochine après un 13 Tour aussi dément que, sans doute, épuisant, a rassemblé 23 000 personnes. Rien que ça !

On sait que la soirée sera chaude, à quelques kilomètres déjà du Zenith. Des bords de route jalonnés des véhicules des fans, sans doute. Pour certains, 3 ou 4 km à pied pour rejoindre le point de rendez-vous. Le point de rendez-vous, justement : 23 000 personnes rassemblées autour du groupe le plus populaire de France. Encore une fois, la magie des rencontres entre un artiste emblématique et son public. «Putain de public», comme Nicola Sirkis aime à le répéter.
Atteindre l’amphithéâtre est déjà une satisfaction. Que d’efforts… Ecouter la  première partie, Dream Wife, en est une seconde. Première belle surprise de la soirée. Les jeunes filles ont la pêche. Elles donnent un aperçu de l’ambiance qui régnera pendant plusieurs heures. Chanter et bouger sur les morceaux d’Hollysiz, en deuxième partie, est un second bonheur. A écouter d’urgence, d’ailleurs, pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’être Lorrains ce soir-là.
Mais forcément, les décibels montent en puissance aux alentours de 22 h, lorsque Indo monte sur scène. Pas de coupole, cette fois-ci, mais un écran géant en fond de scène, toujours les projections en tout genre qui donnent ce côté festif, une avant-scène que Nicola Sirkis prend plaisir à arpenter pour aller au contact. Magique.
Les tubes s’enchaînent, évidemment, repris forcément en chœur. Une autre chanson viendra ponctuer le concert… «Joyeux anniversaire… Joyeux anniversaire…». Nicolas Sirkis vient de souffler quelques dizaines de bougies. La banderole, en fond d’amphithéâtre, n’oublie pas, non plus, son jumeau trop tôt parti, Stéphane. Gros moment d’émotion.
Un peu plus tard, c’est un autre instant très intense qui viendra donner les frissons. Un premier duo, avec Asia Argento, sur le morceau Gloria. Fort. Très fort.
Le Zenith, et les 23 000 fans donc, se souviendront sans doute longtemps, très longtemps de cette soirée. De ce second duo avec Holysiz. De ce troisième avec Lou, la fille de Stéphane. Et de cette conclusion en apothéose, de ce feu d’artifice, comme un immense remerciement du groupe à ceux qui le suivent depuis tant d’années.

Christophe Bonnefoy