Yves Jamait sera sur la scène du Zenith de Dijon demain, samedi 30 novembre, à 20 h. Simple, abordable, il évoque sa tournée… et la vie en général.

Le Journal de la Haute-Marne : Vous étiez sur la scène de l’Olympia le 5 novembre. La légende dit qu’on sent l’âme des artistes qui s’y sont produits…

Yves Jamait : Je ne suis pas très mystique mais… il faut avouer qu’on a forcément une pensée pour un Brel, par exemple. Il faut tout de même croire qu’il y a quelque chose de spécial… le matin du spectacle, je me suis levé à 5 h, c’est un signe (rires)… Mais au-delà de ça, c’est bien évidemment particulier de jouer à l’Olympia. Ne serait-ce que techniquement. C’est un endroit qui renvoie parfaitement le son du public, chose que n’offrent pas d’autres lieux. Et c’est bien de se dire qu’on a fait cette salle au moins une fois.

Le JHM : Justement, un souvenir particulier de cette soirée ?

Yves Jamait : A titre personnel, oui : la présence de mes proches. C’est quelque chose qui vous prend et qui reste. Mais aussi avoir pu offrir à ceux qui travaillent avec moi, musiciens, techniciens, la possibilité de connaître cette salle mythique. Et surtout, avoir mes potes sur scène avec moi ! Partager ce moment avec eux.

Le JHM : Changement de décor, changement de lieu. Que réservez-vous aux Dijonnais qui viendront vous voir au Zenith le 30 novembre ? Et l’émotion y est-elle forcément particulière, puisque Dijon est votre ville ?

Yves Jamait : Bien sûr, l’émotion y est particulière. Nul n’est prophète en son pays mais, sans chauvinisme aucun, il faut bien reconnaître que j’y suis forcément bien accueilli. Des surprises ? (Hésitation). Oui, il y aura une surprise. Allez, il y aura un invité surprise. Mais je ne peux pas en dire plus…

Le JHM : Peut-on résumer l’un de vos concerts par les mots “Emotion, rires, peines, espoir…” ?

Yves Jamait :  Je préfère parler de spectacle plutôt que de concert. Pour le reste, oui, je crois qu’on peut résumer comme ça. Mais plus largement, je ne calcule pas quand j’écris. Disons que modestement, je raconte la vie, tout simplement. Avec, évidemment, ses émotions… Des moments qui, visiblement, parlent aux gens. Chacun pioche ce qu’il veut bien piocher, ce qui le touche. C’est ça qui est magique.

Le JHM : Vous êtes en tournée jusqu’en juin 2020. Quels sont vos projets ensuite ?

Yves Jamait : Après cette tournée… une autre tournée : “Parenthèse”. On repartira sur les routes à partir d’octobre, jusqu’au printemps 2021.

Le JHM : Rien à voir avec Dijon, bien sûr, mais… quel serait votre rêve le plus fou ?

Yves Jamait : Je n’ai pas vraiment de rêve fou, sinon celui, tout simple, de mourir en bonne santé. De mourir de mon vivant, comme disait Coluche (rires). Plus sérieusement, que mes proches, que mes enfants soient préservés. Le reste…

Propos recueillis par Christophe Bonnefoy